CHABRAND Jean-Pierre

Né en 1772, pendu le 17 août 1790 à Lyon. Colporteur, il demeurait à Lyon, rue du Plat-d’Argent. Il joua un rôle sans doute important dans l’émeute lyonnaise du 26 juillet 1790.
Selon le témoignage d’un certain Fillon, capitaine-en-chef du district du Griffon (Lyon), il aurait sommé un détachement de la garde nationale de déposer les armes, disant que ses amis « n’étaient pas des Anglais pour qu’on se mît sur la défensive, qu’ils étaient des citoyens ». Chabrand se présenta alors à Fillon comme un « député des chapeliers » (corporation particulièrement combative à Lyon, à cette époque). Voir Monnet Denis*
En outre, Fillon accusa Chabrand d’avoir participé, le 31 mai 1790, au massacre d’un nommé Moulin, adversaire des patriotes lyonnais, au Camp fédératif, lors des préliminaires de la Fête de la Fédération.
Chabrand, arrêté le 29 juillet, place des Terreaux, interrogé le 4 août, nia en bloc.
Le jugement du Présidial de Lyon, le 16 août, le reconnut coupable d’avoir participé à l’attaque des postes de la garde nationale sur le pont Saint-Clair et à l’Hôtel de Ville. Il fut condamné à être pendu place des Terreaux, avec l’écriteau « chef d’émeute et séditieux ». Sentence exécutée le 17 août. Voir Pastourel Jean, Antoine*, et aussi Félix Anthelme*, Riton Antoine*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article28330, notice CHABRAND Jean-Pierre, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Dép. Rhône, Sénéchaussée criminelle, juillet-août 1790, Troubles du 26 juillet 1790 — M. Wahl, Les premières années de la Révolution à Lyon, Paris, 1894.

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