CHAMIOT-AVANTURIER Jean-Baptiste

Né à Limoges (Haute-Vienne) le 24 avril 1812, mort à Limoges le 20 janvier 1891. Avocat à Limoges, commissaire du Gouvernement provisoire en 1848.

Chamiot-Avanturier épousa une jeune bourgeoise de Tulle, Mlle Toinet, dont la famille s’était distinguée au barreau et dans d’autres professions libérales.
Le 25 février 1848, Chamiot-Avanturier devint commissaire du Gouvernement provisoire à Tulle (Corrèze). Il demeura peu de temps à ce poste et, le 5 avril, était transféré à Limoges dans les mêmes fonctions.
Chamiot-Avanturier resta deux mois à la tête du département de la Haute-Vienne. Il eut, en face des ouvriers révolutionnaires de Limoges, une attitude louvoyante. Le 27 avril, au soir, c’est un peu contraint et forcé qu’il favorisa la constitution du nouveau Comité administratif composé en partie d’ouvriers. Voir Briquet Charles*
Préfet de la Corrèze en juin 1848, Chamiot-Avanturier devait être révoqué comme républicain de trop bonne trempe par le ministre de l’Intérieur Sénart.
Candidat aux élections du 13 mai 1849 dans la Corrèze, Chamiot-Avanturier fut soutenu, comme Bourzat*, Ceyras* et Madesclaire*, par le Comité central républicain démocratique.
À la Législative, il vota la mise en accusation du prince-président à l’occasion de l’expédition de Rome, le 13 juin 1849. Il se prononça contre la loi Falloux et contre la loi du 31 mai 1850 restreignant le suffrage universel. Il assista, après le coup d’État, à la réunion des députés tenue à la mairie du Xe arrondissement (ancien), où fut proclamée la déchéance de Louis-Napoléon. Arrêté à la sortie, il fut remis en liberté au bout de quelques jours.
Il reprit sa place au barreau de Limoges. Conseiller municipal de la ville et plusieurs fois rapporteur de son budget, de 1865 à 1879, il fut nommé, le 6 septembre 1870, par le Gouvernement de la défense nationale, directeur du parquet général de Limoges, puis procureur général. Il se démit de cette fonction en mai 1873, après la chute de Thiers, pour ne pas servir les monarchistes, temporairement victorieux. Il devint, après leur défaite, de mai 1877, conseiller à la Cour de Limoges jusqu’à sa retraite en 1882. Après sa retraite, il ne fut plus que membre du Conseil départemental de l’Instruction publique.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article28396, notice CHAMIOT-AVANTURIER Jean-Baptiste , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Robert, Bourloton et Cougny, Dictionnaire des Parlementaires français.

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