DEBANDE Antoine

Par Jean-Marie Conraud et Michel Gorand

Né le 22 septembre 1925 à Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne), mort le 24 août 1976 à Bar-le-Duc (Meuse) ; employé puis chef de bureau ; membre du bureau fédéral des cheminots CFTC (1954-1964) ; secrétaire général adjoint de la Fédération des cheminots CFDT (1965-1973) ; président de l’Union départementale CFTC de la Meuse (1953-1957).

Fils d’un employé de chemin de fer, Antoine Debande fit des études au petit puis au grand séminaire de Meaux (Seine-et-Marne). Après son baccalauréat, il entra au dépôt de Bar-le-Duc (Meuse) en 1945, adhéra à la CFTC et commença à militer en 1946. Animateur du secteur de Bar-le-Duc, il devint secrétaire de l’Union Est en 1954. Employé principal en novembre 1950, il fut élu à la commission technique des services communs de l’Union Est.
Au congrès fédéral de mai 1952 à la Mutualité, il intervint au nom de son syndicat à propos de l’harmonisation des salaires, en soulignant la complexité des problèmes, et réclama des positions souples. Il fut également rapporteur de la commission de la convention collective et proposa une motion concernant le projet CFTC de mise au point de la prime de fin d’année. Membre du conseil de l’Union départementale interprofessionnelle de la Meuse, il en assuma la présidence de 1953 à 1957. De 1953 à 1956, il fut également conseiller municipal de la ville de Bar-le-Duc.
Antoine Debande fut élu au bureau fédéral lors du congrès d’Amiens en février 1954, comme responsable de la commission technique nationale des Services communs, et fut alors détaché comme permanent de l’Union Est. Il fut réélu aux quatre congrès fédéraux suivants, conservant la responsabilité de la commission technique fédérale Bureaux, puis devint secrétaire général adjoint de la Fédération des cheminots CFDT au congrès de janvier 1965 et assuma ces deux responsabilités jusqu’en avril 1973. Pendant toute cette période, il fut le spécialiste fédéral des salaires et siégea régulièrement à la commission mixte du statut.
Au congrès fédéral des cheminots CFDT d’avril 1967, il fut le rapporteur du dossier « Vers un salaire de civilisation », analysant le système des salaires des cheminots de janvier 1960 et proposant la mise en place de véritables échelles fonctionnelles avec accroissement automatique garanti de la rémunération. Lors des négociations, dans la nuit du 3 au 4 juin 1968, Antoine Debande fut le rapporteur des sept fédérations pour la répartition de l’enveloppe financière supplémentaire qui permit de conclure les négociations.
Responsable, pendant de nombreuses années, de l’action professionnelle et sociale de la Fédération, il fut un négociateur avisé. Lors de son enterrement, Raymond Martin, président de la Fédération, dit de lui : « D’une grande générosité, doté d’une compétence étendue que lui reconnaissent tous les partenaires sociaux, pour tout ce qui touchait aux problèmes de statut et de rémunération... Dans les réunions, les négociations, il avait une perception très aigüe des sujets traités et il était toujours d’une sûreté reconnue qui faisait de lui un redoutable interlocuteur. »
Marié et père de cinq enfants, Antoine Debande mourut au terme d’une cruelle maladie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article2846, notice DEBANDE Antoine par Jean-Marie Conraud et Michel Gorand, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 9 décembre 2011.

Par Jean-Marie Conraud et Michel Gorand

SOURCES : Arch. CFDT. —Le Cheminot de France. — Notes de Georges Ribeill. — Renseignements fournis par l’épouse du militant.

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