CHARLET Jules

Né à Londres en 1823, guillotiné à Belley (Ain), le 29 juin 1852. Ouvrier ébéniste à Londres, jusqu’en 1848, faubourg Saint-Antoine à Paris, enfin à Genève. Il appartenait à une famille protestante réfugiée à Genève après la révocation de l’Édit de Nantes, revenue en France (le grand-père était valet de chambre de Necker), et qui s’était de nouveau exilée en Angleterre en 1815. Son père était déjà ouvrier ébéniste.
Jules Charlet combattit sur les barricades en juin 1848, Un instant circonvenu par Louis-Napoléon, il lui servit de propagandiste au moment de l’élection présidentielle. Il s’expatria encore, mais, comme ses ancêtres, à Genève où il milita parmi les Français victimes des Journées de Juin ou opposés au prince-président.
Le 3 décembre 1851, Charlet essaya d’entraîner un groupe de réfugiés à descendre le Rhône en chaland, jusqu’à Lyon qu’il croyait en proie à l’émeute. Il fut arrêté, le 6, à Anglefort (Ain), après une échauffourée avec les douaniers. Condamné à mort par le premier conseil de guerre de Lyon pour meurtre d’un douanier, il fut exécuté le 29 juin 1852.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article28499, notice CHARLET Jules, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 12 décembre 2016.

SOURCES : Eugène Tenot, La province au coup d’État de 1851. — Victor Hugo, Napoléon le Petit. — P. Perceveaux, « La très véridique histoire de Jules Charlet », dans Le Bugey, Belley, 1954. — Journal de Toulouse politique et littéraire, 2 février 1852, p. 2.

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