CHARVIGNÉ Jean (ou SERVIGNÉ Jean) (ou SERVIGNÉ Jean-Baptiste), dit le Grand Charles

Né à Garnerans (Ain), le 19 décembre 1802, rivageur ou forgeron aux mines d’Anzin (Nord). Il fut condamné à 5 francs d’amende pour coups et blessures. En janvier 1852, il passait pour l’un des « meneurs socialistes » de l’arrondissement de Valenciennes, ce qui lui valut d’être placé sous la surveillance de la haute police par décision de la Commission mixte du Nord. Plus tard, il refusa la grâce impériale qui lui était accordée sous conditions.
À la fin de 1855, il fut arrêté dans l’affaire de la société secrète « la Cocotte » dont il était sans doute le chef pour Anzin, en relation avec les réfugiés de Londres et de Bruxelles et la « démagogie parisienne ». Le 19 juin 1856, le tribunal correctionnel de Valenciennes le condamna à trois ans de prison, 1 000 francs d’amende, cinq ans de privation des droits civils. Il aurait dû quitter la prison de Loos le 18 juin 1859, mais une note du 9 octobre 1859 précise qu’il a été transporté en Algérie et qu’il va revenir sous peu à Anzin où il devra être surveillé. Voir pour « la Cocotte », Aubry Adolphe*, Bernus Hubert*, Bernus Philippe*, Blaise Nicolas*, Chopin Raymond*, Défossez Auguste*, Delaby Auguste*, Gérin Claude dit le décurion*, Ledain Léopold*, Petiaux Pierre*, Wagon Apollinaire*, et aussi Clique Adolphe*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article28530, notice CHARVIGNÉ Jean (ou SERVIGNÉ Jean) (ou SERVIGNÉ Jean-Baptiste), dit le Grand Charles , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Dép. Nord, M 140/31, 140/32, 140/34, 141/69, 141/73, 141/76.

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