CHAUVIÈRE

Commis-marchand, jadis instituteur à Flers (Orne), il envoyait, le 14 mars 1848, au commissaire du Gouvernement provisoire Berrier-Fontaine, une adresse saluant la République et espérant d’elle la prospérité de l’industrie textile locale, écrasée de charges et « gênée dans son exportation par la pusillanimité du pouvoir déchu ». Il s’excusait des maculatures que l’on voyait sur l’adresse. « Mais, disait-il, elle a passé dans les mains de beaucoup de prolétaires, qui ont le cœur plus net que les doigts... »
Chauvière était abonné à La Réforme.
En avril 1850, il était officier de la garde nationale à Flers. Chez lui se réunissaient les socialistes de la ville, ou présumés tels, ceux qui « ne réclament pour président de la République que Ledru-Rollin ou Proudhon ». Il y avait parmi eux, effectivement, des abonnés de La Voix du Peuple. Voir Chesnel-Amand*, Lemonnier*, Prodhomme*, Yvert*.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article28608, notice CHAUVIÈRE , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Dép. Orne, série M, Cabinet du Préfet, liasse 1848-1851. — R. Jouanne, La Révolution de 1848 dans le département de l’Orne, Alençon, 1958, in-8°, 50 p., p. 7 et p. 15.

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