CHÉNEVET François ou CHÉVENET François , dit Capron

Né en 1822 probablement à Meursault (Côte-d’Or). Ouvrier mineur au Creusot (Saône-et-Loire), Chénevet était l’un des porte-parole des ouvriers de la Société Schneider et Cie sous la Seconde République. Délégué ouvrier, c’est lui qui négocia avec la direction de l’usine et le commissaire spécial du Gouvernement provisoire la convention du 17 mars 1848 qui mit fin à la grève en relevant les salaires. À la tête des mineurs en grève, du 6 au 16 mai 1850, il fut arrêté par les gendarmes et délivré par les grévistes qui maltraitèrent le juge d’instruction. Cette grève fut motivée par le non-respect par Schneider de la convention qu’il avait signée avec ses ouvriers, sous caution de l’administration. En juillet, Chénevet fut condamné à six mois de prison par le tribunal correctionnel d’Autun (Saône-et-Loire), comme « moteur principal », en fait comme chef de coalition, à six mois de prison. Parmi les ouvriers mandatés pour défendre leur salaire, il y avait Rousset Jean-Baptiste*, Bras Benoît*, Larage Julien*, qui furent licenciés.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article28639, notice CHÉNEVET François ou CHÉVENET François , dit Capron , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Nat., BB 18/1479 dossier 7770. — Arch. Dép. de Saône-et-Loire, 194 M 12. — Gazette des Tribunaux, 26-31 juillet 1850. — Le National de Saône-et-Loire, 15 et 22 mai 1850. — Note de A. Jeannet et P. Lévêque.

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