CHEREAU René

Né le 31 janvier 1823 à Angers, demeurant à Trélazé (Maine-et-Loire). Ouvrier de carrière, marié, père de trois enfants. Il fut condamné en cour d’assises à dix ans de détention, le 16 octobre 1855, pour sa participation à l’émeute fomentée par la Marianne dans la région d’Angers-Trélazé (Maine-et-Loire), nuit du 26 au 27 août 1855. Cette peine fut commuée en dix ans de prison, le 24 novembre 1855, puis remise complètement le 21 novembre 1858, la surveillance étant maintenue. Le 2 novembre 1855, le tribunal correctionnel d’Angers l’avait condamné à deux ans de prison, 100 F d’amende et cinq ans de privation de ses droits civiques, mais la confusion des peines avait été prononcée. Il se conduisit bien en prison (rapport du 12 novembre 1858). À deux reprises, au cours de l’année 1858, un curé de Trélazé intervint pour signaler la profonde misère dans laquelle se trouvait sa famille.
Antérieurement à l’affaire de la Marianne, Chereau avait encouru deux condamnations : un mois de prison pour coups (Angers, 7 février 1846), trois jours de prison pour vol (Angers, 13 avril 1849). Voir Attibert François*, Blet François* et Secrétain Jean-Marie*.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article28647, notice CHEREAU René, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Nat., BB 30/413, P. 1247. — BB 30/437 (au dossier une lettre de Chereau à sa femme, 19 septembre 1858) et F. Simon, La Marianne, société secrète au pays d’Anjou, Angers, 1939, p. 108.

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