DECHAUX-BLANC Maurice

Par Georges Ribeill

Né le 29 octobre 1925 à Annemasse (Haute-Savoie), mort le 2 octobre 2018 à Montgeron (Essonne) ; inspecteur puis inspecteur divisionnaire ; secrétaire fédéral adjoint puis membre du bureau de la Fédération CFTC des cheminots (1966-1971).

Fils d’un mécanicien du PLM et d’une mère au foyer en charge de quatre enfants, Maurice Dechaux-Blanc est issu d’une famille chrétienne qui déménagea à plusieurs reprises, au gré des affectations du père : Chambéry (Savoie), puis Paris (dépôt du Charolais), Montargis (Loiret), Chambéry à nouveau. En 1942, Maurice Deuchaux-Blanc fut reçu à la première partie du baccalauréat ainsi qu’au concours d’élève Exploitation (Mouvement) de la SNCF. Le 1er octobre 1944, il débuta comme élève en gare de Montmélian (Savoie), prépara avec succès par correspondance sa deuxième partie du baccalauréat, puis adhéra en 1946 à la CFTC.
En 1955, il fut candidat sur la liste CFTC Cadres aux élections au comité mixte de la gare de triage (régime accéléré) de Chasse-sur-Rhône (Isère), aujourd’hui disparue. Promu en mai 1958 inspecteur adjoint à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), c’est alors qu’il commença à militer, tant à Clermont-Ferrand qu’à Paris. En 1961, promu inspecteur à la Surveillance générale à Paris-Sud-Est, il s’installa à Crosne (Essonne). Troublé par les remous qui agitaient les instances syndicales, il se confia à Millet, délégué VB de la CFTC qui l’orienta vers les militants du courant Rénovation, hostiles à toute déconfessionnalisation. Il participa alors aux réunions qui visaient à maintenir la CFTC (congrès extraordinaire du 7 novembre 1964, première réunion le lendemain du conseil confédéral), et se retrouva vice-président de la Fédération avec André Paillieux et Roland Quinto, derrière le président Richard. Il lui revint de fonder le nouveau syndicat de Paris-Sud-Est et l’Union correspondante, en partant de rien : « On a redémarré, cul nu, sans local, sans argent [...] Vous ne réussirez pas, nous disait-on toujours [...] » En fait, installée à ses débuts 212 rue de Bercy dans un local de patronage, il remit debout l’Union du Sud-Est dont il fut un permanent plus tard, quatre ans durant, à partir de septembre 1977. Au congrès fédéral d’avril 1966, il fut élu secrétaire général adjoint, puis élu membre du bureau au congrès suivant d’avril 1968 ; il démissionna en 1971.
En février 1983, il prit sa retraite avec le grade d’inspecteur divisionnaire, militant tant à l’Union fédérale des retraités CFTC des cheminots qu’à l’Union départementale de l’Essonne à Evry.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article2870, notice DECHAUX-BLANC Maurice par Georges Ribeill, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 3 mai 2020.

Par Georges Ribeill

SOURCES : Compte rendu du congrès fédéral CFTC de Dijon (1970). —Information sur son décès transmise en mai 2020 par Michel Gorand.

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