CIOLINA.

Probablement chanteuse des rues. Auteur d’une romance intitulée Une mère de juin 1848, d’un caractère exceptionnel dans la littérature socialiste de l’époque : elle présente en effet, non un ouvrier, mais un jeune villageois des environs de Paris qui veut aller se joindre à l’insurrection de Juin. Sa mère tente de le retenir. Il part et se trouve parmi les vaincus :
Mais la blessure à la tête est légère,
D’un médecin repoussant les avis
Et n’écoutant que son amour de mère,
Bon gré, mal gré, elle entraîne son fils.
Elle entendit ces paroles fatales :
L’exil, la mort, sont les droits du vainqueur.
Pour te soustraire aux mains des cannibales,
Viens au hameau, dans mes bras, sur mon cœur.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article28776, notice CIOLINA. , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : La chanson française. Le Pamphlet du pauvre (1834-1851), Introduction et notes par Pierre Brochon, Paris, 1957.

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