CLIN Henri, Thomas

Né en 1820 à Paris. Ses services militaires et son appartenance ancienne à une société secrète valurent à cet ouvrier ferblantier parisien, qui fabriquait depuis trois ans des moules à chandelles au Marché-aux-Veaux, d’être élu lieutenant dans la XIIe légion en 1848. Les épaulettes auraient tourné la tête à cet excellent ouvrier qui, le 23 juin, se trouvait à la barricade de la Place-aux-Veaux avec les insurgés. Il y passa la nuit comme garde national en poste pour empêcher le pillage, puis, le 24 au matin, quand il put croire à la victoire de l’insurrection, il s’y rallia et commanda entre les barricades de la rue de Pontoise et de la rue des Bernardins. Il gagna ensuite Ménilmontant non sans avoir, semble-t-il, participé au combat sur la barricade de la rue de Ménilmontant. Il s’en tira en transportant un colonel d’état-major blessé lors de l’attaque mais il fut arrêté à Ménilmontant. Membre du club de la Sorbonne, il fréquentait aussi celui de la rue de Pontoise où il demeurait. Transporté, il fut gracié en décembre 1849 sur la recommandation du colonel qu’il avait sauvé et les bons témoignages de ses patrons et propriétaire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article28839, notice CLIN Henri, Thomas , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Min. Guerre, A 11813.

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