CORALLI Auguste, Jean, Charles

Né le 12 janvier 1801 à Montpellier, mort le 21 avril 1851 à Paris. Député de l’opposition dynastique sous la monarchie de Juillet. Représentant républicain de la Haute-Vienne en 1848 et 1849.

C’était le fils de Jean Coralli, ancien danseur de l’Opéra, qui s’était retiré à Limoges après fortune faite et y avait acquis un domaine, puis un autre dans la campagne limousine.
Coralli Auguste était un des avocats en vue de Limoges. Il épousa l’héritière des Guérin-Lezé, notables de la bourgeoisie industrielle et commerçante de la ville. Il animait, à partir de 1830, la propagande républicaine à Limoges, où existait une section de la société Aide-toi, le Ciel t’aidera.
Coralli figura en 1835 parmi les défenseurs des accusés du Procès d’avril. Élu du 4e collège de la Haute-Vienne (Saint-Yrieix), de 1839 à 1842, il siégea parmi les opposants dynastiques, très près des républicains, et fut battu en 1842 par le conservateur Saint-Marc-de-Girardin.
Candidat de la Société populaire de Limoges à la Constituante, Coralli ne fut pas proclamé élu le 27 avril 1848. La Constituante prit une décision en sa faveur quelques jours plus tard.
Lors des événements de Limoges du 27 avril, Coralli avait eu une attitude neutre, et en partie favorable aux manifestants populaires. Il avait fait décharger en l’air les armes des gardes nationaux rassemblés devant l’Hôtel de Ville et promit à la foule que les gardes nationaux déposeraient leurs armes à l’Hôtel de Ville. Voir Briquet Charles*
Choisi comme membre du Comité administratif désigné par la foule le 27 avril, il abandonna dès qu’il put cet organisme séditieux. En avril 1849, cependant, il défendit Raybaud devant les assises de la Vienne.
À la Constituante, les positions de Coralli étaient celles de la gauche anticléricale qui accordait le préjugé favorable au général Cavaignac et qui refusait les crédits pour l’expédition romaine.
À la Législative, où la Haute-Vienne le renvoya en mai 1849, il se prononça pour la mise en accusation du prince-président, contre la loi Falloux, contre la loi du 31 mai 1850.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article29060, notice CORALLI Auguste, Jean, Charles , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Robert, Bourloton et Cougny, Dictionnaire des Parlementaires français. — Babaud-Laribière, Lettres charentaises, t. I, p. 176. — H. Hugon, Communication faite à la séance du 30 avril 1944 de la Société archéologique du Limousin (Bulletin de la Société archéologique du Limousin, année 1945).

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