CORROY Sulpice

Né en 1823. Mouleur en fonte, demeurant ordinairement à Dammarie-sur-Saulx (Meuse). De 1849 à 1851, il travailla à Chatonrupt (Haute-Marne), dans la fonderie de Gillot-Guillaume. Il fréquentait beaucoup les cabarets, où il se livrait à une vive propagande socialiste. À deux reprises, en mai 1849 et en mars 1851, dans des cafés d’Autigny et de Chévillon (Haute-Marne), il aurait, selon la police, excité à la révolte les nombreux ouvriers présents, en attaquant le principe de la propriété. Arrêté, le 6 mai 1851, dans la Meuse, il fut conduit à la prison de Wassy, puis traduit devant la cour d’assises de la Haute-Marne, le 23 juillet. L’instruction révéla que Corroy était allé en Belgique et en Angleterre visiter les réfugiés politiques et qu’il recevait des secours des sociétés secrètes de Paris et de la Meuse.
Le plus souvent sans travail, Corroy volait ou aurait volé pour vivre ; il avait été condamné pour divers délits autres que le vol et de caractère sans doute politique. La cour d’assises l’acquitta, mais il fut ramené en prison pour être traduit devant le tribunal correctionnel de Chaumont : il était accusé de colportage d’almanachs socialistes.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article29103, notice CORROY Sulpice , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 21 novembre 2017.

SOURCE : L’Écho du Peuple du 16 mai et du 1er août 1851.

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