DEHAIS Georges, André

Par Jean-Jacques Doré

Né le 1er janvier 1888 à Bolbec (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), mort le 6 juin 1970 à Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; commis aux chemins de fer de l’État à Sotteville-lès-Rouen puis à Rouen ; secrétaire du syndicat CGT des Cheminots Rouen-État de 1936 à 1939 ; militant communiste.

Fils d’Arcade, forgeron, et de Ludivine Vincent, tisserande Georges Dehais, orphelin très jeune, avait été recueilli par son oncle. Le 14 juillet 1906, il signa un engagement de trois ans à la mairie de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) dans un régiment de chasseurs à cheval. De retour à la vie civile le 12 juillet 1909, il vécut un temps à Lillebonne (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) avant d’entrer comme commis à la Compagnie des chemins de fer de l’État à Sotteville-lès-Rouen.

De tendance minoritaire, il fut élu secrétaire adjoint des Cheminots de Sotteville-lès-Rouen, le 25 février 1921. Après la scission et l’adhésion de la majorité de l’organisation à la CGTU début 1922, il figurait sur la liste des membres du bureau sans affectation particulière.

Début 1923, déplacé pour raisons disciplinaires à la gare de Sainte-Gauburge (Orne), il fut porté au secrétariat du syndicat local en 1924 et 1925.

Nommé à Rouen fin 1925, il donna, bien sur, son adhésion au syndicat unitaire des Cheminots Rouen-État dont il fut secrétaire adjoint de 1926 à 1928, année où il présida la première séance du congrès de l’Union des Cheminots CGTU du réseau État, le 18 août.

Élu secrétaire du syndicat en 1934, il négocia la fusion avec le syndicat confédéré et dirigea la nouvelle organisation de 1936 à la guerre. Ses fonctions lui valurent une condamnation à trois mois de prison après la grève du 30 novembre 1938.

Fidèle au Parti communiste dont il était membre, il fut arrêté une première fois le 22 octobre 1941 mais libéré peu après ; il fut repris le 25 septembre 1942, interné au camp de Voves (Eure-et-Loir) le 2 octobre. Il fut ensuite déporté à Auschwitz. Le Livre mémorial ne comporte aucun Georges Dehais parmi les déportés. Il y a cependant un Georges Dehaie né en 1906 à Paris.

Georges Dehais s’était marié avec Suzanne Petiteville le 11 juillet 1910 à Rouen et le couple s’y installa 6 rue Bonne nouvelle.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article2918, notice DEHAIS Georges, André par Jean-Jacques Doré, version mise en ligne le 18 mai 2020, dernière modification le 8 janvier 2022.

Par Jean-Jacques Doré

SOURCES : Arch. Mun. Rouen, 7 F 3 Réunions syndicales, 7 F 3 Syndicats, hôpitaux, gaz, rail. — S. Courtois, thèse, op. cit.La Tribune des cheminots, organe de la Fédération nationale [CGTU] des travailleurs des chemins de fer,15 mai 1922, 1er février 1924. — La Tribune des cheminots, organe de la Fédération nationale [CGT] des travailleurs des chemins de fer, 1er mars 1936, 27 février, 13 mars, 22 mai, 20 décembre 1937, 14 février, 25 juillet 1938, 29 mai 1939 (Institut d’histoire sociale de la Fédération CGT des cheminots). — Notes de Louis Botella. — Arch. Dép. Seine-Maritime Sûreté générale rapports mensuels des commissaires spéciaux 1924-1928, 1 MP 250 Communisme. — Etat civil.

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