CROISADE Joachim

Né en 1811, mort à Oran (Algérie) en août 1854. Ouvrier tisseur en soie, il travailla d’abord à Lyon puis vint demeurer à La Chapelle-Saint-Denis où il exerça son métier chez un fabricant tisseur en soie, de février 1846 à février 1848. Sans ouvrage alors, il fut soldé comme tambour de la garde nationale par le bataillon de La Chapelle, puis semble avoir obtenu de Caussidière son inscription dans la garde républicaine où il fut en relations avec des hommes de la compagnie lyonnaise des Montagnards. Il entra aux Ateliers nationaux et souscrivit au Banquet des Travailleurs. Membre du club de la Fraternité des Peuples et du club communal et électoral de La Chapelle-Saint-Denis, il ne semble pas cependant avoir participé à l’insurrection de Juin, mais, blessé le 25, il fut arrêté à son domicile, en juillet, et de la poudre fut trouvée chez lui. Transporté, il fut envoyé en Algérie où il avait déjà servi, de 1830 à 1839, dans le 47e régiment de ligne, s’emparant même, en 1835, d’un bâtiment corsaire algérien. Condamné, en mai 1852, à trois mois de prison pour évasion, il vit sa peine commuée en internement à Tlemcen, en septembre 1853, et il mourut à l’hôpital d’Oran. Voir Leinen Mathias*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article29291, notice CROISADE Joachim , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Min. Guerre, A 10308.

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