DEFER Jean-Louis

Né en 1811, mort en 1859. Opticien. Il fut condamné le 9 mai 1849, par le premier conseil de guerre à dix ans de détention, pour participation à l’insurrection de Juin 1848, il avait dirigé une fabrique de poudre, et détenu à Sainte-Pélagie. Cet extrait d’une lettre qu’il adressa au préfet de police le 6 septembre 1850 où il lui demandait, pour la troisième fois, l’autorisation de sortir durant 24 heures pour mettre ses affaires en ordre témoigne en faveur de son attachement à la République : « Je me conformerai à votre décision quelle qu’elle soit ; il est vrai que je suis républicain de la veille ; si c’est un crime à vos yeux, je vous prie de me le faire savoir, je saurai au moins que Monsieur le Préfet favorise plutôt les condamnés pour escroqueries et d’autres qui ont de très mauvais antécédents que ceux que leur crime est de vouloir resté (sic) ferme dans leur conviction et de n’avoir jamais voulu servir d’autre drapeau, ni vouloir être des rénégats politiques. » Il fut ensuite enfermé à Doullens, Belle-Île, puis Corte. Il mourut la veille de sa libération, le 4 mai 1859.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article29598, notice DEFER Jean-Louis, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. PPo., A a/430. — J.-Y. Mollier, Dans les bagnes de Napoléon III. Mémoires de C. F. Gambon, Centre des Correspondances du XIXe siècle, Paris IV-Sorbonne, PUF, 1983. — Note de J.-Y. Mollier.

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