DÎME Gustave

Par Michel Cordillot

Né en 1833, originaire de Neuvy-sur-Loire (Nièvre) ; couvreur ; militant proche des libertaires.

Accusé du meurtre du curé de Neuvy lors du soulèvement ayant suivi l’annonce du coup d’État du 2 décembre, Gustave Dîme fut déporté à Cayenne. Évadé, il parvint à gagner les États-Unis. Dans son numéro en date du 23 août 1856, L’Homme. Journal de la démocratie universelle publia une lettre adressée à Louis Blanc par plusieurs signataires, dont Dîme, qui dénonçait les conditions inhumaines faites aux forçats de l’Ile du Diable. (Une lettre de Joseph Déjacque à Pierre Vésinier en date du 20 février 1861 contient un récit de Dîme sur Cayenne ; cf Bulletin of the International Institute of Social History, Amsterdam, 1951, 1, p. 16-32).

À New York, Dîme se rallia aux Français membres de l’« Association Internationale ». Proche de la fraction libertaire animée par Déjacque, il prit la parole lors du banquet organisé par « la partie bourgeoise » de l’Association pour célébrer l’anniversaire du 22 février 1848, professant des tendances sociales et anti-gouvernementales » (Le Libertaire, 5 mars 1859).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article30059, notice DÎME Gustave par Michel Cordillot, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 17 mai 2018.

Par Michel Cordillot

SOURCES : L’Homme. Journal de la démocratie universelle, 23 août 1856. — Le Libertaire, 5 mars 1859.

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