FALCONNET

Chef d’atelier dans la soierie, à Lyon, au début de la monarchie de Juillet et journaliste.

Il appartenait au Devoir mutuel, association des chefs d’atelier de la Croix-Rousse. On le disait aussi de sentiments bonapartistes.
Élu par l’assemblée générale des chefs d’atelier de la Croix-Rousse, le 8 octobre 1831, à la « Commission improvisée », puis, le 13, vice-président de la Commission centrale des Chefs d’atelier, auprès de Bouvery, qui en était le président, il participa activement à l’élaboration du tarif dont la mise en application entraîna la crise de novembre.
Fondateur de L’Écho de la Fabrique, le 30 octobre 1831, il travailla à la direction du journal jusqu’en mai 1832. En octobre 1833, c’est à la création de L’Écho des Travailleurs qu’il participa. Son influence fut grande encore, bien que, depuis janvier 1833, ses adversaires aient réussi à empêcher sa réélection au conseil des prud’hommes.
Journaliste de talent, dont les articles sont tous dans les deux feuilles ci-dessus nommées, Falconnet fut compromis dans l’insurrection d’avril 1834, comme il l’avait été dans l’insurrection de 1831. Voir Berger*, Bouvery*, Drivon frères*, Romand Jean-Claude*, Vidal Antoine*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article30753, notice FALCONNET , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 19 août 2021.

SOURCES : Cour des pairs. Affaire d’avril 1834, Paris, Dépôt central de la Librairie, 1835. — Fernand Rude, Le Mouvement ouvrier à Lyon de 1827 à 1832, Paris, 1944, p. 305 et sq.

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