DENNEVILLE Augustin, Victor

Né le 1er mars 1841 à Paris ; tourneur en cuivre puis cheminot ; adhérent de l’AIT ; communard.

Il était marié, père d’un enfant. Sergent, il était délégué du 69e bataillon au bureau militaire de la VIIIe légion fédérée ainsi que Bauche, Bressler et Légalité (cf. J.O. Commune, 18 mai 1871.) Il « faisait, croit-on, partie de l’Internationale en 1871 ». Selon une liste trouvée aux archives de la Justice militaire (Arch. PPo., B a/439, pièce 5364), Augustin Denneville était bien membre de l’Internationale.
Son dernier domicile connu avant 1871 était, 17 et 36, rue du Rocher à Paris, VIIIe arr.
Par contumace, le 9e conseil de guerre condamna Augustin Denneville, le 30 septembre (ou octobre ?) 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée.
Réfugié en Suisse, à Yverdon dans le canton de Vaud, dès 1872, il travailla aux chemins de fer de Suisse occidentale, du 19 août 1872 au 15 juin 1878, puis chez un mécanicien d’Yverdon, du 24 juin au 31 décembre 1878 (de nombreux certificats apportent toutes précisions utiles).
Il avait fait une demande de grâce le 20 juin 1876, mais elle n’aboutit que trois ans plus tard, le 26 avril 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article3098, notice DENNEVILLE Augustin, Victor, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 10 avril 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/823 et 855, n° 2100. — Arch. PPo., listes de contumaces. — Arch. Min. Guerre, 9e conseil, n° 589. — Murailles... 1871, op. cit., 17 mai.

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