FRABOULET de CHALENDAR A.

Par Rémi Skoutelsky

Né en 1800 à Hennebont (Morbihan) ; militaire ; révolutionnaire de 1848.

A. Fraboulet de Chalendar vint à Paris très jeune pour y suivre ses premières études. Élève du Lycée Louis-le-Grand (alors Lycée Impérial), il courut s’engager lorsqu’il apprit le débarquement de Napoléon à Cannes. Trop jeune pour être incorporé dans l’armée, il entra dans l’artillerie de la Garde nationale parisienne qui formait une section de fédérés et fut blessé dans un engagement de tirailleurs. En 1816, il s’engagea dans le 14e régiment de Chasseurs et, après un retrait momentané du service, quitta définitivement l’état militaire en 1820.

Ayant étudié à l’occasion de son premier retour à la vie civile le droit à Paris et à Poitiers, où se trouvait un de ses oncles conseiller à la Cour royale, il dut s’établir à Chatelleraux, ayant été dans les deux autres villes en butte à des tracasseries en raison de sa participation à diverses manifestations libérales.

Condamné à deux ans de prison après avoir souffleté un procureur à la sortie d’un spectacle, il ne fut libéré qu’après les Trois glorieuses. En 1834, il vint de nouveau se fixer à Paris.

Dès le 25 février 1848, le lendemain de la proclamation de la République, A. Fraboulet de Chalendar se rendit à l’Hôtel de Ville pour demander la réorganisation de l’artillerie parisienne. Entré dans la 14e batterie, il habitait aux Batignolles, il en fut au bout de quelques temps élu à l’unanimité capitaine commandant.

Délégué des Batignolles au Comité démocratique-socialiste pour l’organisation des élections de 1849, il fut aussi nommé vice-président du bureau de correspondance de la Banque du Peuple.

Arrêté après la journée du 13 juin 1849, au cours de laquelle le quart des canons qui se trouvaient au conservatoire des Arts-et-Métiers appartenait à la 14e batterie, il fut condamné à la détention, bénéficiant de circonstances atténuantes.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article31154, notice FRABOULET de CHALENDAR A. par Rémi Skoutelsky, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 17 février 2015.

Par Rémi Skoutelsky

SOURCE : Pascal Rhaye, Les Condamnés de Versailles, Paris, 1850.

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