GARSUAULT Louis [dit aussi Guillaume]

Né le 18 avril 1805 (28 germinal an XIII) à Argenton-l’Église (Deux-Sèvres), mort le 1er décembre 1888 à Sainte-Verge (Deux-Sèvres) ; maréchal-ferrant ; affilié à la Marianne.

Fils de Louis, Dominique, Garsuault, maréchal à Sainte-Verge, et de Jeanine Martin, Louis Garsuault épousa Marie Roger. En 1856, il était maréchal à Sainte-Verge succédant à la tête de l’atelier à son père décédé le 24 février 1855, et travaillait avec ses deux fils, Jules né en 1830 et Guillaume né en 1840.

Son nom figure sur une liste d’« individus dangereux » dressée par le commissaire de police de Thouars et adressée au préfet des Deux-Sèvres, le 15 novembre 1855. Tous ces individus, ajoute le commissaire, « au premier signal deviendraient des fauteurs de désordre et de pillage. Ce sont tous des ouvriers ivrognes et paresseux qui demanderaient à l’émeute un salaire qu’ils n’ont pas le courage de chercher dans le travail ».

Louis Garsuault fut condamné le 13 septembre 1856, après l’émeute de Brion du 22 juillet (voir Dagot Urbain), par le tribunal correctionnel de Bressuire, à un mois de prison, pour affiliation à la société secrète la Marianne.

En 1866, il était toujours maréchal avec son fils cadet et un ouvrier. Il mourut rentier.
Voir Arnault Philippe-Auguste pour la liste des « Marianneux » des Deux-Sèvres condamnés en 1856.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article31436, notice GARSUAULT Louis [dit aussi Guillaume], version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 11 février 2021.

SOURCES : Arch. Nat., BB 30/417, P. 1411. — Arch. Dép. Deux-Sèvres, 4 M 17/1. Registre des jugements du tribunal de Bressuire, année 1856 ; état civil et recensements. — Notes d’Alain Dalançon.

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