GÉNIN Félix

Né vers 1813 à Chambéry (Savoie), il était le fils de l’ancien conventionnel Jean-François Génin, Ex-commis voyageur, il était étudiant en médecine et demeurait 24 rue Dauphine (Xe arr., maintenant VIe). Il était membre de la société des Familles et il fut arrêté, le 2 juin 1836, chez lui, pour complot, fabrication clandestine de poudre et détention de munitions de guerre, avec Amédée Bruys* et Pascal Fayard*. Né en Savoie, il était consigné comme étranger. Écroué à La Force le 4 juin 1836, transféré le 25 juin à Sainte-Pélagie, il fut condamné à 15 mois de prison et 500 F d’amende, le 29 septembre. Sur appel a minima du parquet, cette affaire fut jointe au procès d’appel de l’autre affaire des poudres avec Armand Barbès* et Auguste Blanqui*. La peine ayant été confirmée le 26 octobre, il fut conduit à Brie Comte Robert, le 8 novembre 1836, sans doute pour être incarcéré à Clairvaux (Aube).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article31564, notice GÉNIN Félix , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Dép. Paris (Seine), registres d’écrou DY 4 32-2412 ; DY 8 9-3746. Gazette des Tribunaux, 19-25 octobre 1836. — L.-A. Blanqui, œuvres I. Des origines à la Révolution de 1848, textes présentés par D. Le Nuz, Nancy, Presses Universitaires, 1993. — Note de J. Risacher.

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