GONON SAINT-FRESNE

Né vers 1811. Passementier à Saint-Étienne (Loire). Il était à la tête des manifestations de 1848 après les journées de Février. Il fit partie du comité provisoire installé à l’Hôtel de Ville de Saint-Étienne et qui prit plus tard le titre de Comité démocratique de la Loire. C’est ce comité qui fut rendu responsable des incendies de couvents qui marquèrent la révolution de 1848 à Saint-Étienne. Voir Aventurier Jeanne*
Gonon exerçait une grande influence dans sa corporation. Son logement était un lieu de rendez-vous et de recrutement des sociétés secrètes. Comme ses camarades, il croyait que l’année 1852 sonnerait l’heure de l’émancipation. Il fut un de ces militants pour qui le commissaire central souhaitait la déportation après le 2 décembre, le considérant comme « un homme d’action capable de tout entreprendre ». Il fut arrêté quelques semaines plus tard et interné à Tours. Voir Liogier Claude* En 1856, il faisait partie de la société secrète des Pères de Famille. On avait saisi chez lui 500 gr de poudre, 26 feuilles de déclaration des représentants de la Montagne, des lettres de Duché aux électeurs de la Loire, des brochures diverses et des journaux. En 1857 et 1858, il figurait encore sur la liste des suspects. Voir Akermann Claude*, Colombat*, Duché*.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article31827, notice GONON SAINT-FRESNE , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 août 2021.

SOURCE : Arch. Dép. Loire 10 M 37.

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