GOUJON Jean

Par T. Bouchet

Né vers 1787 à Metz (Moselle) ; cordonnier ; insurgé des 5 et 6 juin 1832.

Au début de la monarchie de Juillet, Jean Goujon demeurait rue Neuve-Saint-Merry. Il assista aux obsèques du général Lamarque, le 5 juin 1832, et il participa à l’insurrection qui se déclencha ensuite. Comme Jeanne* et Rossignol*, il faisait partie des insurgés les plus déterminés à la barricade du cloître Saint-Merry. C’est à cette occasion qu’il reçut une blessure au bras. Le 31 octobre 1832, il fut déclaré coupable « d’avoir attaqué, avec violence et voies de fait et en réunion armée de plus de vingt personnes, la force publique agissant pour l’exécution des lois ». Bénéficiant néanmoins de circonstances atténuantes, il fut condamné à 6 ans de réclusion, peine commuée en 6 ans de détention.
Emprisonné à Bicêtre, transféré à Sainte-Pélagie pendant l’été 1833, il rejoignit en définitive la prison de Clairvaux. Il bénéficia de l’amnistie de mai 1837 mais resta soumis à surveillance et fut dirigé vers Paris. À la fin du mois de juin, il fut condamné à 6 jours de prison pour voies de fait sur un agent de police,dans la capitale.
Il se fixa alors à Saint-Denis, puis il obtint l’autorisation de s’installer à Gonesse. Il était toujours surveillé de près, mais son comportement n’inspirait plus d’inquiétude aux autorités.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article31868, notice GOUJON Jean par T. Bouchet, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

Par T. Bouchet

SOURCES : Arch. Nat., BB 18/1330, BB 18/1367, CC/597. — Arch. Dép. Seine-et-Oise, 4M1/40. — Procès des vingt-deux accusés du cloître Saint-Méry, événements des 5 et 6 juin 1832, suivi de pièces justificatives, Paris, Rouanet, 1832, 146 p. 

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