JADOR Henry [JADOR Louis, Henri]

Par Mis à jour par Marie—Cécile Bouju

Né le 23 avril 1806 à Paris (2e arr.), typographe, correcteur, publiciste, comptable.

Louis Henry Jador, est le fils de Henry Jador, né à Gand, et de Marie Boivin. Ses parents se sont mariés à Paris en 1805. Leur fils est né à Paris (2e arr.) en 1806.

Après plusieurs apprentissages non achevés comme menuisier puis géomètre, L. H. Jador devint typographe. Vers l’adolescence ou au début de l’âge adule, il rejoignit son père à Bruxelles. Mais il semble qu’il fit des allers-retours entre la France et les Provinces-Unies. En 1825, il est embauché dans l’imprimerie Béthune. En 1828, L. H. Jador, est arrêté à Bruxelles avec Benjamin-Louis Belleten en 1828 pour un article publié dans l’Argus et condamné à un an de prison . Gracié, il dut contraint de se réfugier en France.

A Paris, Jador se mit au service de ses camarades de travail. Il écrivit, en août 1830, d’abord une brochure de quinze pages in-8°, intitulée Dialogue entre une presse mécanique et une presse à bras, recueilli et raconté par une vieille presse à bois, enrichi de notes... (Bibl. Nat., Lb 51/125), puis, vers octobre, à la suite des mouvements parfois violents de protestation des typographes contre le chômage technologique résultant pour eux de la modernisation du matériel, une autre brochure Procès de la Commission des ouvriers typographes, au bénéfice de la caisse de secours mutuels pour les typographes sans ouvrage (Bibl. Nat., Lb 51/150). Il organisa, le 14 novembre 1830, à la barrière du Maine, une manifestation des imprimeurs de Paris. Il publia aussi en 1830 Le Patriotisme du « Constitutionnel » dévoilé, suivi de quelques réflexions sur l’introduction des presses mécaniques dans l’imprimerie (Paris, impr. de Carpentier-Méricourt, 1830, in-8, 14 p.)

En 1833, Jador travaillait toujours dans l’imprimerie Béthune, devenue "Béthune, Belin et Plon", à Paris. Sa situation professionnelle évolua progressivement : de typographe, il devint correcteur puis comptable.

En 1835, Jador s’associa avec son beau-frère P. H. Krabbe, prote, pour reprendre L’imprimerie Leboyer à Lagny (Seine-et-Marne), aventure qui tourna court. En 1840, Jador faisait partir de la direction du Moniteur des théâtres. En 1844, L’ancien éditeur Gosselin l’embaucha comme employé puis comptable dans sa nouvelle entreprise, la Compagnie du Nord, de l’Ouest, de Versailles et d’Angers pour l’éclairage au gaz. En 1859, il était employé par Chameroy.

Depuis le début des années 1830, Jador semble avoir abandonné tout engagement social ou politique. Garde national, il a participé à la répression des manifestations de juin 1848.

Louis Henry Jador a épousé le 13 octobre 1831 à Paris Jeanne Vialat. Le couple avait deux enfants. Jador a obtenu la nationalité française par décret le 4 juin 1862.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article32694, notice JADOR Henry [JADOR Louis, Henri] par Mis à jour par Marie—Cécile Bouju, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 21 octobre 2019.

Par Mis à jour par Marie—Cécile Bouju

SOURCE : Arch. Nat. BB/11/324(8086) et BB/11/614 (5905 X 5) ; - Sylvie Charlier, Association et ouvriers du livre (1830-1840), mémoire de maîtrise d’histoire, Paris VIII, 1996, p.29 et 34 ; - Paul Chauvet, Les Ouvriers du Livre en France, de 1789 à la constitution de la Fédération du Livre, Paris, 1956, p. 113.

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