LAGET Louis [LAGET Jacques, Louis].

Par Notice revue et complétée par R. Huard

Né le 20 septembre 1821 à Meyrueis (Lozère), mort le 28 novembre 1882 à Nîmes (Gard). Avocat. Député et sénateur républicain.

Louis Laget naquit en Lozère où son père était propriétaire foncier. Après des études de droit, il devint avocat à Nîmes. Après la Révolution de février 1848, il fut nommé sous-commissaire de la République à Uzès, puis substitut au procureur de la République , poste dont il fut révoqué en 1849. Il contribua à la rédaction du journal le Républicain du Gard qui parut de 1848 au début de 1851. Membre du comité de permanence républicain formé à Nîmes au moment du coup d’État, il fut condamné par contumace à l’Algérie (plus) et se réfugia à l’étranger, (en Espagne sans doute). Gracié le 19 janvier 1853, il reprit une activité politique en 1864 grâce à son élection comme conseiller général du 1er canton de Nîmes, le 7 juillet, battant le candidat officiel Paradan, maire de Nîmes. À ce propos, le procureur général écrivait : « Le parti socialiste a montré en cette occasion une discipline et une organisation remarquables. Il faut d’ailleurs tenir pour certain que, dans les centres ouvriers, si les sociétés secrètes n’existent pas, les chefs visitent constamment le personnel dont ils peuvent disposer et tout obéit avec une ponctualité réellement passive. »
Il participa ensuite à la création d’une bibliothèque populaire à Nîmes en 1864, puis à la fondation d’un nouveau journal républicain qui parut à partir de 1868, L’Indépendant du Midi. Antiplébiscitaire en 1870, Laget fut nommé préfet du Gard après le 4 septembre. Battu en même temps que ses colistiers républicains du Gard, le 8 février 1871, il fut élu le 2 juillet 1871, mais son élection fut invalidée pour des motifs juridiques. Il fut néanmoins réélu le 7 janvier 1872, et adhéra au groupe de l’Union républicaine à la Chambre. Parallèlement Laget conquit le siège de conseiller général de Saint-Hippolyte-du-Fort le 8 octobre 1871 et il présida le Conseil général du Gard entre 1871 et 1874. A ce titre, il entra en conflit avec un préfet très autoritaire, Guigues de Champvans, et acquit de ce fait une certaine notoriété. Élu sénateur en 1876 par 223 voix sur 430 votants, L. Laget mourut en 1882 avant la fin de son mandat.
Voir Lyon Aimé*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article33129, notice LAGET Louis [LAGET Jacques, Louis]. par Notice revue et complétée par R. Huard, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

Par Notice revue et complétée par R. Huard

SOURCE : Arch. Nat. BB 30/382, Nîmes. — Arch. Nat., F 1 B1 230 (8) dossiers des conseillers généraux. — Arch. Dép. Gard, 1 M 222 correspondance de L.Laget (1870-71) 3 M 734 et 735 (élections du 2 juillet 1871 et du 7 janvier 1872). — Bibl. Nat. Lb/57 2982, Documents à consulter par MM les Présidents des Conseils généraux, Nîmes, 1871 47 p. — Arch. Mun. Meyrueis, état civil, 1821. — R. Huard, Le Mouvement républicain en Bas-Languedoc, Paris, 1982. — A. Robert, E. Bourleton, G. Cougny, Dictionnaire des Parlementaires français, 1789-1889, Paris, Borl, 1891.

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