LAGROGERIE Jean Baptiste

Par Gauthier Langlois

Né le 26 février 1824 à Le Dorat (Haute-Vienne), cordonnier ou marchand bottier à Bellac (Haute-Vienne) ; il fut déporté dans un bagne algérien pour son opposition au coup d’État du 2 décembre 1851.

Fils de Jean-Baptiste Lagrogerie et de Françoise Doumeix. Il avait épousé à Bellac, le 12 février 1849, Léonarde Adèle Le Blanc (1834-ap. 1881), couturière.

Il était membre du Comité électoral de Bellac le 25 mars 1848. Il avait été condamné, le 16 janvier 1851, à 3 jours de prison pour coups et blessures.

Avec Jean Forgeaud et Joseph Doucet il participa à la résistance contre le coup d’État du 2 décembre 1851 dans l’arrondissement de Bellac. La Commission mixte de la Haute-Vienne le condamna à « Algérie plus », c’est à dire à la déportation dans un bagne algérien. La condamnation était motivée par le commentaire suivant : « Repris de justice, condamné à 3 jours de prison pour coups et blessures ; compromis dans l’affaire de la construction d’un échafaud à Bellac. Complice de Joseph Doucet ; comme lui, l’un des chefs de la démagogie de Bellac ; l’accompagne au Dorat, partage tous ses efforts pour pousser à l’insurrection. »

Sa peine fut commuée en « Algérie moins », c’est à dire en assignation à résidence en Algérie, par les commissaires extraordinaires du gouvernement. Par décision impériale du 2 février 1853, il fut gracié et put rentrer en France.

En 1882, la veuve Lagrogerie, domiciliée à Paris, était pensionnée, en vertu de la loi du 30 juillet 1881 qui accordait indemnité aux victimes du coup d’État.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article33140, notice LAGROGERIE Jean Baptiste par Gauthier Langlois, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 12 août 2020.

Par Gauthier Langlois

SOURCES : P. Cousteix, « L’action ouvrière en Haute-Vienne sous la Seconde République », Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, année 1954. — Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, « Lagrogerie - Jean Baptiste », Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013.

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