LAPPERT

Ouvrier à Cany (Seine-Inférieure), bourg rural et industriel où, sur trois filatures, une était entièrement arrêtée et deux ne travaillaient qu’un jour sur deux, il afficha, au début de mai 1848, quelques jours après l’insurrection vaincue des 27 et 28 avril, le placard suivant :
« Ouvriers de ce canton, que vous êtes lâches, de vous laisser mener de cette manière, tandis que vous pouvez bien renverser tous ceux qui vous dérangent ! Commencez par pendre tous ceux qui ont 6 000 livres de rente. Brûlez toutes les filatures et les fabricants de coton, eux et leurs établissements. Vous verrez que la paix ne tardera pas à être faite, ou bien il faut que ceux qui vous ont occupés depuis bien des années et qui ont fait leur fortune se ruinent pour vous donner du pain. Car vous autres, ouvriers, vous ne devez pas craindre de vous faire communistes, malgré que vous ayez juré de protéger la propriété qui appartient à tout un chacun. Rangez-vous sous la bannière de Blanqui et de Cabet, pour venger vos frères déshérités. »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article33331, notice LAPPERT, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Nat. BB 30/365 (2) — André Dubuc, « Les Émeutes de Rouen et d’Elbeuf », Études d’Histoire moderne et contemporaine, t. II, 1948, p. 273.

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