DRÉAN Jean, Albert

Par Pierre Vincent

Né le 4 mai 1926 à Paris (XVe arr.), mort le 31 janvier 1991 ; employé au dépôt d’Achères ; membre du comité central du PCF (1967-1979) ; membre de la commission administrative puis exécutive de la CGT (1967-1982).

Fils d’un cheminot adhérent du Parti communiste, Jean Dréan adhéra lui-même au PCF et à la CGT en 1945. Après son service militaire, de mai 1946 à 1947, il commença à occuper des responsabilités, devenant début 1951 secrétaire de la cellule PCF d’Achères et secrétaire général adjoint des cheminots de la gare. Membre du bureau fédéral du PCF de Seine-et-Oise puis des Yvelines de 1957 à 1977, il accéda au comité central comme membre suppléant lors du XVIIIe congrès en janvier 1967, puis devint titulaire en février 1970. Quittant cette instance en mai 1979, il continua à occuper des activités politiques au sein du comité fédéral des Yvelines jusqu’en décembre 1990.
Durant la même période, il eut des responsabilités à l’Union départementale CGT des Yvelines et surtout à l’Union régionale Ile-de-France, dont il fut le secrétaire général avant d’être remplacé par Edmond Amiable. Il fut également membre de la commission administrative puis exécutive de la CGT de 1967 à 1982.
Lorsqu’il quitta ses fonctions, il précisa dans une lettre adressée à Gaston Plissonnier, secrétaire du PCF, le 13 septembre 1978 : « [...] En premier lieu, je partage pleinement la conception qui consiste à croire qu’une responsabilité confiée n’est pas une ’situation acquise’ et que sans doute, sauf dans certains cas dont je m’exclus, il est un moment où dans l’accomplissement d’une même responsabilité on plafonne voire on décline. En second lieu, la nécessité d’un renouvellement constant de nos organismes de direction s’impose à tous les échelons par l’arrivée de nouveaux responsables plus jeunes. Or sans considérer avoir atteint un âge canonique, j’ai quand même dépassé les 52 ans. Enfin, et ce sera ma dernière remarque, je suis persuadé qu’il est une période où on se trouve en mesure de juger s’il est raisonnable et utile de demander son retrait d’une responsabilité mais le temps s’écoulant, on est parfois moins conscient de le faire et quelquefois on accepte difficilement de l’admettre. Quelques exemples vécus dans mon activité militante m’ont fait rencontrer une telle situation. Aussi, convaincu que le moment est venu pour moi d’assurer ce changement, je le fais aujourdh’ui en t’adressant cette lettre. Je te précise d’ailleurs que cette attitude, je ne la tiens pas seulement pour ma responsabilité de membre du comité central, mais pour d’autres fonctions que j’occupe ailleurs... »
Jean Dréan s’était marié avec Madeleine Pinson qui, comme ses parents, adhérait au PCF.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article3347, notice DRÉAN Jean, Albert par Pierre Vincent, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 28 novembre 2011.

Par Pierre Vincent

SOURCES : Arch. PCF. — Pierre Vincent, « La place des dirigeants cheminots dans la confédération, de ses origines à nos jours », Les Cahiers de l’Institut, n° 2. — Les Cahiers de l’Institut CGT d’histoire sociale, n° 37, mars 1991.

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