DUBOIS André, César

Par Justinien Raymond

Né à Alais (Gard) ; dessinateur à la compagnie des chemins de fer du PLM révoqué en 1891, ouvrier métallurgiste, puis professeur technique ; militant socialiste de Paris ; député de la Seine (1906-1910).

André Dubois travailla dans le Midi et en Espagne avant de se fixer, en 1876, à Paris où il entra comme dessinateur à la compagnie des chemins de fer du PLM et fut un des fondateurs de la chambre syndicale des ouvriers et employés de Chemins de fer français, appellation primitive du syndicat national. Il fut délégué au congrès ouvrier international de Londres en 1888.

Militant du POSR, André Dubois en accepta, en 1890, la candidature au conseil municipal dans le XIIe arr. de Paris (quartier de Bercy) : il recueillit 318 voix sur 2 215 inscrits. Lors de la grève des cheminots de 1891, il fut révoqué. Il continua à améliorer ses connaissances professionnelles et, en 1892, il enleva, par concours, un poste de professeur technique à l’École Diderot. À trois reprises, il fut encore candidat au conseil municipal et obtint : en 1893, à Bercy (XIIe arr.) 110 voix ; en 1896, à Picpus (XIIe arr.) 1 688 voix (il résidait alors 34 Bd. de la Villette (Paris, XIXe arr.) ; en 1908, dans le VIIe arr., quartier du Gros-Caillou, 516 voix. En 1893 les groupes de la Chapelle et des Grandes-Carrières lui préférèrent Blondeau et Dalle lors des élections municipales. Il fut député de la 1re circonscription du XIXe de 1906 à 1910. A. Dubois avait participé au congrès d’unité socialiste de Paris (1905) et adhéré à la SFIO. En 1902, candidat aux élections législatives dans le XIXe arr. (1re circonscription), il obtint 4 191 voix derrière Clovis Hugues (4 410) dont il assura l’élection par son désistement. Il emporta ce siège au premier tour de scrutin en 1906 par 8 809 voix sur 17 844 votants. Mais il fut battu en 1910, avec 6 740 et 7 315 suffrages, aux deux tours de scrutin.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article3382, notice DUBOIS André, César par Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 5 février 2019.

Par Justinien Raymond

SOURCES : Arch. Ass. Nat., dossier biographique. — Compte rendu du congrès de Paris (1905). — Hubert-Rouger, La France socialiste, p. 150. — Les Fédérations socialistes, III, p. 145, 148, 169, 172, 181. — La Tribune de la voie ferrée, 16 février 1900. — Michel Offerlé, Les Socialistes et Paris, 1881-1900. Des communards aux conseillers municipaux, thèse de doctorat d’État en science politique, Paris 1, 1979.

ICONOGRAPHIE : Hubert-Rouger, op. cit., p. 150.

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