LEY Sébastien, dit Vissère

Né à Wolschwiller (Haut-Rhin) en 1808 (ou 1816). Condamné en 1833 à Paris à un an de prison pour cris séditieux, membre de la Société des Droits de l’Homme. Combattant de Février 1848, il appartint au Club des Droits de l’Homme de la rue de Paradis. Il était alors établi serrurier-mécanicien, occupé aux métiers de Lepage-Moutier, arquebusier armurier, 13, rue Richelieu. À la veille du 15 mai, il chercha à entraver le mouvement, en allant dans les sociétés révolutionnaires pour les engager à ne rien faire, et il participa en curieux seulement à la manifestation jusqu’à l’Assemblée nationale. Le 23 juin, il se trouvait au poste de sa compagnie de la IIIe légion, prison Saint-Lazare, à peu de distance de la barricade Chabrol-Faubourg-Saint-Denis où il demeurait. Ce poste, responsable de prisonniers de droit commun, resta en dehors du mouvement insurrectionnel. Arrêté, Ley dut à cette circonstance sa libération en septembre.En 1851, il avait son atelier, 163, rue de Sèvres, où il fut arrêté, pour avoir, le 4 décembre, étant de garde à la mairie du Ve (il demeurait alors rue de la Fidélité), engagé les insurgés à enfoncer la porte, livrant ses camarades. Transporté (« Algérie plus »), il bénéficia de deux grâces successives 1° Algérie moins le 15 juin 1852 2° mesure d’internement le 2 décembre 1854.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article34014, notice LEY Sébastien, dit Vissère, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 7 septembre 2016.

SOURCES : Arch. Min. Guerre, A 8157 et B. 920. .— Base de données des Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851.

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