LUCE-VILLIARD Jean-François

Né le 26 octobre 1808 à Auxonne (Côte-d’Or). Membre de l’« église » saint-simonienne de Dijon (Côte-d’Or), en 1831, il eut sans doute ensuite des sympathies fouriéristes.

Établi à Dijon sous la monarchie de Juillet comme fabricant de bonneterie, il avait épousé en 1836 Madeleine Villiard, de Beaune, dont il a eu quatre enfants.
En 1831, il était l’un des membres de l’Église saint-simonienne de Dijon. A la fin des années 1830, il se rallia au fouriérisme sous l’influence de Gabriel Gabet*.
Républicain en 1848, il appartint à la Commission exécutive provisoire de Dijon, et fut ensuite conseiller municipal élu par ses concitoyens. Outre son rôle politique, il en avait un autre, en sa qualité de fabricant de cotonnades. En 1849, lors de la reprise économique, il possédait une entreprise importante dans le chef-lieu et distribuait encore du travail dans plusieurs villages du plateau de la Côte-d’Or.
Arrêté après le coup d’État, il ne resta que quelques jours en prison. Voir Lambert Jean-Baptiste* On le retrouve élu conseiller municipal républicain de Dijon en 1865, réélu en 1870. Nommé par Gambetta préfet de la Côte-d’Or par intérim le 8 novembre 1870, retiré à Beaune, ville non occupée, il prêcha la résistance à outrance. Les Allemands saisissent toutes ses marchandises. Revenu à la préfecture le 28 décembre, il se replie sur Chagny à la fin de janvier 1871. Suspendu par von Manteuffel , il est remplacé le 24 mars 1871 par le baron de Brancion, nommé par Thiers.
Loin de s’être enrichi dans la vie publique, Luce-Villiard était à peu près ruiné en 1872, quand sa fabrique fut mise en liquidation. Il s’installa à Marseille. Voir pour le saint-simonisme en Côte-d’Or : Petit Auguste* ; pour le fouriérisme : Gabet Gabet*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article34185, notice LUCE-VILLIARD Jean-François , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Jean Gaumont, Le Socialisme en Côte-d’Or, ms. Bibl. mun. Dijon. — Anne-Dominique Laurin, Le socialisme utopique en Côte-d’Or sous la monarchie de Juillet, mémoire de maîtrise, dactyl., Dijon, 1974. — Roger Gauchet, " Luce-Villiard ", Les Dépêches, 8 août 1968.

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