MARCHAIS André, Louis, Auguste

Né à Paris le 11 octobre 1800, mort à Smyrne (Turquie) en 1857 ou 1859. Médecin, entrepreneur d’éclairage à Paris ; co-fondateur de la Société « Aide-toi, le ciel t’aidera » ; opposant républicain sous la Monarchie de Juillet ; en relation avec la Marianne tourangelle sous le Second Empire.

Fils du médecin-accoucheur de la reine Marie-Antoinette, orphelin à l’âge de 14 ans, lauréat du concours général en 1818, étudiant en philosophie sous Laromiguière, étudiant en médecine, au comité grec en 1822. Ancien carbonaro, il participa en 1827, avec les rédacteurs du Globe, à la fondation de la Société « Aide-toi, le ciel t’aidera », dont il était le secrétaire général lors de la Révolution de juillet et en signait en août-septembre 1830, avec Godefroy Cavaignac*, les lettres circulaires. Avant Juillet, avec l’accord de Lafayette, il était allé rendre visite à Buonarroti*, dont Charles Teste* était le correspondant en France
De 1830 à 1835, il joua un rôle important dans l’opposition républicaine, notamment comme co-secrétaire avec Étienne Arago* de l’Association pour la liberté de la presse (19 septembre 1832) et comme rédacteur-éditeur avec Dupont de Bussac* de la Revue républicaine. Journal des doctrines et des intérêts démocratiques à Paris, 1834-1835, 5 vol. Parmi les collaborateurs : Étienne Arago, Martin Bernard*, Louis Blanc*, Godefroy Cavaignac*, J. G. Courcelle Seneuil, J.-F. Dupont*, Hippolyte Dussard*, Armand Marrast*, François Raspail*, Théophile Thoré*, Louis Viardot*. En relation avec les Allemands de la Ligue des Bannis et leur revue Der Geächtete. Il ne semble pas avoir participé à la défense des accusés d’avril 1834.
Il entra dans l’industrie en 1840.
Commissaire du Gouvernement provisoire en Indre-et-Loire, le 14 mars 1848, il fut révoqué le 31 octobre. Il était partisan de Cavaignac, mais républicain. Il habitait Paris en 1853 et était le « grand médecin » de la Marianne tourangelle. C’est lui qui devait donner le signal de l’insurrection, et François Martel, au nom de la Marianne tourangelle, prit plusieurs fois contact avec lui.
En 1854 il fut l’inculpé principal de l’affaire de la Jeune Montagne, de la Marianne, de la société secrète des départements de l’Ouest et condamné à 3 ans de prison et 1 000 francs d’amende. Voir Martel François*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article34449, notice MARCHAIS André, Louis, Auguste , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 24 novembre 2022.

SOURCE : Arch. Dép. Indre-et-Loire, série 1 U, Procès de la Marianne de mars 1854. — Gazette des Tribunaux, 2 au 8 mars 1834, spécialement 4 mars p. 232, 3ème et 4ème col.— Charles de Rémusat, Mémoires de ma vie, t. II, Paris, Plon, 1959, p. 212.— Gabriel Perreux, La propagande républicaine au début de la Monarchie de juillet, Hachette, 1930, passim. — Jean-Jacques Goblot, La Jeune France libérale, Plon, 1995, p. 481. — Notes de J.-J. Goblot, de Jacques Grandjonc, de Pierre Baudrier.

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