MASSON Jean-Baptiste

Né à Beneuvre (Côte-d’Or) vers 1817. Instituteur à Genlis (Côte-d’Or) au début de la Seconde République, il mena une active propagande républicaine (en liaison avec Pierre Joigneaux* à qui il demandait conseil). Il avait signé au début de mars 1848 l’adresse de la fidélité à la République des instituteurs du canton de Genlis. Il fut révoqué de ses fonctions pour ses activités politiques. Revenu dans son village natal de Beneuvre, il avait été soupçonné, à quelques mois du 2 décembre, « d’avoir pris part à une fabrication de poudre à feu » et avait répondu « au magistrat qui faisait une visite à son domicile, qu’il était républicain socialiste phalanstérien ». La Commission mixte de la Côte-d’Or le condamna à l’internement hors du département avec la mention suivante : « Agent actif du parti socialiste, propagandiste ardent [...]
Interné à Dax (Landes), puis soumis à la surveillance de la police. En 1881, il était installé à Paris, 33, rue Polonceau.
Voir Gabet Gabriel*, Lambert Jean-Baptiste*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article34708, notice MASSON Jean-Baptiste , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 26 avril 2021.

SOURCES : Arch. Dép. de la Côte-d’Or, 7 M 151, 152. — Courrier de la Côte-d’Or, 14 mars 1848. — Jean Gaumont, Le Socialisme en Côte-d’Or, op. Cit. — P. Levêque, « Sur quelques instituteurs "rouges" de la Seconde république », Annales de Bourgogne, oct.-déc. 1965, p. 289-300.

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