MEUGNIOT Louis

Né à Précy-sous-Thil (Côte-d’Or), vers 1817. Il y mourut en 1900. Il était le fils d’un maréchal-ferrant. Étudiant vétérinaire à Lyon, sous la monarchie de Juillet, il dut y être l’élève du professeur Jean-Fleury Magne, saint-simonien passé au fouriérisme.
Vétérinaire à Précy-sous-Thil pendant la Seconde République, il devint adjoint au maire et président du Comité démocratique. Il fut suspendu de ses fonctions d’adjoint par le préfet, au début de 1850, après une condamnation pour avoir distribué des brochures sans autorisation, condamnation à trois mois de prison confirmée par la cour d’appel de Dijon (les brochures distribuées étaient des exemplaires de l’Almanach du paysan, de Joigneaux). Le 10 novembre 1850, il écrivit dans Le Peuple, journal montagnard de Dijon, un article où il citait en exemple les pratiques communautaires de certains villages de l’Auxois.
La Commission mixte de la Côte-d’Or le condamna à l’internement à Mont-de-Marsan (Landes). Il rentra dans ses foyers au bout d’un an, après avoir signé une soumission au gouvernement impérial. Sous la IIIe République, il fut vétérinaire à Saulieu et conseiller général de ce canton, de 1871 à 1878, puis maire de la ville, de 1874 à 1876. Voir Gabet Gabriel*, Joigneaux Pierre*, Lambert Jean-Baptiste*, Magne Jean, Fleury*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article34951, notice MEUGNIOT Louis, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Nat., BB 30/400 ; Arch. Dép. Côte-d’Or, 7 M 151-152. — Jean Gaumont, Le Socialisme en Côte-d’Or, loc, cit. — Note de P. Lévêque.

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