NICOLLIER

Facteur de la poste aux lettres au bureau de la rue Saint-Victor, à Paris. En février 1853, il était surveillé parce qu’il favorisait la correspondance des réfugiés avec « les démagogues de la capitale ». Il demeurait alors, 20, rue du Helder, à Paris. On le soupçonnait fort d’avoir participé aux Journées de Juin 1848. Il avait alors été arrêté, de même qu’après l’affaire du 13 juin 1849. Chaque fois, il avait été libéré grâce à l’influence d’Eugène Cavaignac, sous les ordres de qui il avait servi en Afrique. Il fut, avec Pierre-Gabriel Biotière* et Raynaud, un des dirigeants du Comité révolutionnaire (1853). Il fut arrêté dans la nuit du 7 au 8 juin 1853. Voir Raynaud André*
Il s’établit ultérieurement crémier, 13, rue du Bon-Puits, ou 10, rue du Puits-Saint-Victor. C’est à son domicile que, le 12 mars 1855, Ramade et Hilaire Morin décidèrent la fusion de la Fraternité universelle dans la Marianne parisienne. Voir pour la Marianne, Ramade Isidore* ; pour la Fraternité universelle, Morin Hilaire*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article35533, notice NICOLLIER , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Nat., BB 30/413, P. 1246. — Arch. PPo., A a/434.

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