PENCHINAT Léon

Par Notice revue et complétée par R. Huard

Né le 8 mars 1822 à Sommières (Gard), mort en 1889. Avocat à Nîmes (Gard). Républicain.

D’une famille protestante, fils de David Pechinat, négociant, et de Henriette Causse, Léon Penchinat fit des études de droit et acquit une place honorable au barreau de Nîmes. Sous la Seconde République, il se mêla à l’activité du parti républicain, fut secrétaire du comité central (républicain) d’organisation électorale en mars 1848, participa ensuite à la rédaction du journal Le Républicain du Gard, défendit à plusieurs reprises devant les tribunaux, des prévenus républicains.
En décembre 1851, il fut réputé à tort avoir été membre du Comité républicain de permanence du Gard, et poursuivi. Il fut condamné par contumace à l’internement hors des départements de la région, peine qui fut commuée en surveillance en avril 1852. Deux ans plus tard, en avril, L. Penchinat obtint par faveur d’être libéré provisoirement de la surveillance et, le 15 août 1854, il bénéficia d’une grâce entière. Il reprit plus tard une certaine activité sociale en participant en 1864 à la création d’une bibliothèque populaire à Nîmes. Après la chute de l’Empire, il fut un des animateurs de la Société de Propagande républicaine de Nîmes, participa activement au pétitionnement de la Ligue de l’Enseignement en 1872, se fit affilier à la franc-maçonnerie, soutint L’Union républicaine du Midi, journal républicain avancé qui se créa dans le Gard en 1874. Il devint aussi le 4 novembre 1877, conseiller général du canton de Vauvert, fonction qu’il occupa jusqu’en 1889. Il présida également la commission départementale du Conseil général de 1881 à 1884. En 1885, il se présenta aux élections législatives sur la liste radicale, obtint 3 497 voix, mais dut s’effacer au second tour lors de la fusion des listes républicaines. Au plan professionnel, sa réussite fut également notable puisqu’il termina sa carrière comme premier président à la Cour de Montpellier. L. Penchinat fut enfin un des fondateurs avec Charles Renouvier* de La Critique philosophique qui parut à partir de 1872. « Il est, écrivit Renouvier en 1889, le parrain de notre revue : c’est lui qui a trouvé pour elle le nom qui convenait le mieux à son esprit et à son but, le nom, le titre que nous avons constamment cherché à justifier... »
Voir Chénillon Émile*, Lyon Aimé*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article35932, notice PENCHINAT Léon par Notice revue et complétée par R. Huard, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 11 janvier 2021.

Par Notice revue et complétée par R. Huard

ŒUVRE : « Étude sur la cause essentielle du progrès », Mémoires de l’Académie de Nîmes, 1871, p. 377-406.

SOURCES : Arch. Dép. Gard, 1 M 604 (dossier Penchinat). — E. Bligny Bondurand, Liste des conseillers généraux du Gard depuis 1870, Nîmes, s.d,, p. 40. — Annuaire du Gard, 1866, p. 446. — La Critique philosophique, t. I, 1889, p. 137. — R. Huard, Le Mouvement républicain en Bas-Languedoc, Paris, 1982. — R. Huard, La Bataille pour l’École primaire dans le Gard, 1866-1872, Nîmes, 1966, 48 p. — M. Méry, La Critique du christianisme chez Renouvier, t. I, 1815-1889, Paris, 1952, p. 349. — État civil.

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