PHILIPPE Louis, Alphonse

Né le 24 avril 1813 à Ozoir-la-Ferrière (Seine-et-Marne). Maître taillandier, 44, rue de Lappe à Paris, en 1848, il était chef de bataillon de la VIIIe légion et s’entremit auprès des autorités lors de l’insurrection de Juin, avec quelques autres officiers de la légion. Le 25, il alla voir Recurt*, place des Vosges, qui le chargea d’exhorter les insurgés, auprès desquels il était influent, à mettre bas les armes. En juillet, alors qu’il se trouvait à Ozoir-la-Ferrière, ses propos favorables à l’insurrection lui valurent d’être dénoncé. Interrogé, il ne fut pas arrêté, et la commission militaire le laissa en liberté. Délégué en 1849 du VIIIe arrondissement au Comité démocrate socialiste, il fut condamné en juillet pour port de l’uniforme de la garde nationale dont il avait été exclu. En 1851, membre de la Chaîne des Martyrs dont il était l’un des chefs, lié à Louis Greppo*, il assistait à des réunions chez Minor Lecomte* et Delaporte* ; il était en relations avec Cournet*, dont des lettres postées en Belgique furent saisies chez lui lors de son arrestation, le 2 décembre, au petit jour. Transporté en Algérie (« Algérie plus »), il y fut maintenu. Voir Carpentier.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article36159, notice PHILIPPE Louis, Alphonse , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 4 mai 2022.

SOURCES : Arch. Min. Guerre, A 11257 et B 1588.

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