PIAULT François (ou PIAUD François)

Né le 23 brumaire an V (13 novembre 1796), à Saint-Martin-de-Sanzay (Deux-Sèvres), mort le 13 juillet 1875 à Brion (Deux-Sèvres) ; scieur de long, garde champêtre à Brion ; affilié à la Marianne.

Fils de François Piault, habitant au village de Passais, et de Françoise Laurent, François Piault était scieur de long quand il se maria à Brion, le 11 novembre 1819, avec Louise Girard. Il était toujours scieur de long dans le bourg de Brion en 1841 avec sa femme et deux enfants, René et Louise, l’aîné, François, né en 1820 ou 1821, scieur de long également, ayant quitté le foyer.

En 1856, François Piault était chargé de la fonction de garde-champêtre. Ayant participé à l’émeute de Brion du 22 juillet (voir Dagot Urbain), il fut condamné, le 13 septembre 1856, comme son fils René, par le tribunal correctionnel de Bressuire, à trois ans de prison pour affiliation à la société secrète la Marianne et participation à un mouvement séditieux. Il subit sa détention à la maison centrale de Fontevraud.

Dans une lettre au ministre de l’Intérieur (août 1859), le préfet des Deux-Sèvres, proposant sa mise en liberté à l’expiration de sa peine, écrivait : « Le nommé Piault père [...] n’avait pas de mauvais antécédents ; la part qu’il a prise, en 1856, aux troubles du canton de Thouars a consisté à battre le rappel. Mais sa qualité de garde champêtre a appelé sur lui la rigueur de la loi. Piault a 61 ans, et son fils [René] a été transporté, l’année dernière, à Lambessa. »

En 1866, il était toujours recensé comme scieur de long et vivait avec son épouse. Veuf le 31 décembre 1871, il mourut la veille du 14 juillet 1875, son décès étant déclaré par son fils ainé Louis, mort lui-même le 23 mars 1900.

Voir Arnault Philippe-Auguste pour la liste des « Marianneux » des Deux-Sèvres condamnés en 1856, et pour le groupe de Brion : Billon Louis.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article36179, notice PIAULT François (ou PIAUD François), version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 16 février 2021.

SOURCES : Arch. Nat., BB 30/417, P. 1411. — Arch. Dép. Deux-Sèvres, 4 M 15/5, et Registre des jugements du tribunal de Bressuire, année 1856 ; état civil et recensements. — Notes d’Alain Dalançon

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