ÉTIENNE Armand

Par Gabriel Désert

Né le 18 juin 1888 à Lanvellec (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor), mort en déportation en Allemagne le 24 octobre 1944 ; cheminot ; syndicaliste et communiste du Calvados ; résistant.

Ouvrier ajusteur à la Compagnie de l’Ouest-État, Armand Étienne était domicilié à Lisieux (Calvados) rue des Petits-Jardins. Son épouse, sans profession, était native de Flers (Orne) et leurs trois enfants étaient nés, le premier en 1913, le second à Caen (1918), le troisième à Lisieux (1920).

Armand Étienne aurait été, en 1930, secrétaire du syndicat unitaire des cheminots lexoviens, et élu, en janvier 1931, trésorier adjoint de l’Union locale CGTU. Lors du congrès de l’unité, en décembre 1935, il fut élu, comme ex-unitaire, à la commission administrative de l’UD. L’année suivante il devint secrétaire adjoint du syndicat des cheminots, puis trésorier de l’Union locale. En novembre 1938, il intervint dans une réunion syndicale pour demander à ses camarades cheminots de se rendre au meeting devant avoir lieu à Caen.

Militant du Parti communiste, trésorier adjoint puis secrétaire de la cellule de Lisieux qui comptait une vingtaine d’adhérents en 1932 (voir Léon Gaumont) il se présenta, en 1935, aux élections municipales, sur une « Liste de défense commerciale et ouvrière ». Il fut encore candidat au PC, dans la circonscription de Lisieux, lors des élections législatives de 1936, et cantonales de 1937. Ces diverses candidatures se soldèrent par des échecs.

Bien qu’ayant cessé toute activité politique depuis le début de la guerre, il figura parmi les 120 communistes ou juifs arrêtés à la suite d’un attentat commis contre un train de permissionnaires allemands le 1er mai 1942 entre Caen et Mézidon.
Il fut interné à Compiègne le 24 mai 1944 puis envoyé au camp de Neuengamme et affecté au kommando de Schandelah (n° de matrice 31901), il y mourut 24 octobre 1944.
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Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article3654, notice ÉTIENNE Armand par Gabriel Désert, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 30 mars 2020.

Par Gabriel Désert

SOURCES : Arch. Nat. F7/13130, rapport du 2 juillet 1932. — Arch. Dép. Calvados, M. 524, 1842, 2372, 9136. — Le Réveil des travailleurs. — Le Pays normand. — Le Calvados. — Josiane Roquebert, Les Cheminots du Calvados de 1891 à 1939, mémoire de maîtrise, Caen, 1973. — "Annuaire des français et françaises déportés au camp de Neuengamme et ses Kommando", édité par la fondation pour la mémoire de la déportation. — Notes de Pascal Pignot.

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