SILVY

Il appartint à l’ordre enseignant des Oratoriens jusqu’à sa dissolution en 1791.
Étant professeur au collège de Soissons, il y eut comme élèves Saint-Just* et le futur général Foy. Silvy en imposait par la rigueur de ses principes moraux, et son influence a certainement été importante dans la formation de caractères aussi bien trempés que ceux de Saint-Just et du général Foy.
À partir de 1791, Silvy manifesta des opinions révolutionnaires très fermes. Il occupait de modestes emplois administratifs. En 1796, il fut commissaire du Directoire près le tribunal du département de la Marne. Il sauva de la répression le Conventionnel ouvrier rémois Jean-Baptiste Armonville*, chargé de la propagande ouvrière babouviste dans la Marne et dans l’Aisne.
De 1815 à 1825, Silvy fut secrétaire du général Foy, libéral d’extrême-gauche, sentimentalement bonapartiste. On ne sait quelles pouvaient être alors les opinions personnelles de Silvy, quelles sympathies il conservait à Saint-Just et au babouvisme. Il n’a laissé aucun écrit.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article37853, notice SILVY , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 juin 2018.

SOURCE : Gustave Laurent, « J.-B. Armonville, Conventionnel ouvrier », dans Annales révolutionnaires, année 1924.

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