VALEUREUX Jacques

Né en 1811 à Fayl-Billot (Haute-Marne) y demeurant. Manœuvrier. En 1848, il habitait Paris et travailla aux Ateliers nationaux. Il aida à construire, en Juin, les barricades, sans combattre toutefois. Il s’était, au contraire, mêlé aux gardes nationaux de Fayl-Billot venus comme tous ceux de France « au secours de la capitale », et rentra avec eux au pays. Il s’y livra alors à une ardente propagande révolutionnaire ; recevant divers journaux populaires, il les colportait chez les ouvriers de la localité.
Il fréquentait aussi beaucoup de cabarets où, jouissant d’une certaine autorité et d’un certain prestige, il était très écouté. Traduit, le 7 novembre 1849, devant la cour d’assises de la Haute-Marne, pour avoir, le 14 juin 1849, accueilli le courrier de la malle-poste de Paris par ces mots : « Est-ce que vous ne nous apportez pas le drapeau rouge ? Est-ce que ce brigand, cette canaille de président n’est pas encore f... ? Il faudra donc que nous y allions, nous avons de la poudre et des fusils. »
Il fut déclaré coupable avec circonstances atténuantes et condamné à deux mois d’emprisonnement et à 30 F. d’amende, malgré l’habile défense de l’avocat socialiste Maitret. Voir François Maitret*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article38517, notice VALEUREUX Jacques , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 14 novembre 2017.

SOURCES : Arch. Dép. Haute-Marne, 61 M 26. — L’Union de la Haute-Marne, n° du 13 novembre 1849.

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