VIDIL Jules

Par Notice complétée par Michel Cordillot.

Ancien capitaine au 9e hussard. Exilé à Londres, sans doute à la suite de l’insurrection de juin 1848, il était dès 1850 membre du groupe de proscrits animé par Emmanuel Barthélémy, et qui se réunissait dans Church-street. Proche des idées de Blanqui (avec qui il était en correspondance), il fut l’un des dirigeants de la Société des Égaux qui groupait des communistes français réfugiés à Londres. Il cosigna à ce titre un document qui annonçait en avril 1850 la création d’une Société universelle des communistes révolutionnaires. Ce document fut également signé par Adam le cambreur*, par G. J. Harney pour les chartistes anglais, et par Karl Marx*, Friedrich Engels* et A. Willich pour les communistes allemands. Quelques mois plus tard, cette Société était considérée comme dissoute de fait.
Vidil fut l’un des organisateurs du fameux Banquet des Égaux qui se tint à Londres le 24 février 1851, et il prononça à cette occasion un toast « Aux martyrs de la calomnie » (Gracchus Babeuf*, Philippe Buonarroti*, Étienne Cabet*, François Raspail*, Armand Barbès*, Auguste Blanqui*, etc.)
Il vint secrètement en mission à Paris, en novembre 1851 et y fut arrêté le 7 en même temps que Édouard, Henri *

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article38728, notice VIDIL Jules par Notice complétée par Michel Cordillot., version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

Par Notice complétée par Michel Cordillot.

SOURCE : Lucas, Les Clubs et les clubistes, op. cit.Le Banquet des Égaux, Paris, Joubert, 1851. — Maurice Doimmaget, Les Idées politiques et sociales d’A. Blanqui, op. cit. — Arthur Lehning, De Buonarroti à Bakounine, Paris, Champ libre, 1977.

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