FONDA Marc, Gaudérique

Par André Balent

Né le 18 septembre 1887 à Prades (Pyrénées-Orientales), mort le 17 septembre 1960 à Béziers (Hérault) ; cheminot de la Compagnie du Midi à Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales) ; responsable du syndicat (CGT, puis CGTU puis CGT réunifiée) des cheminots de Villefranche-de-Conflent ; militant communiste, conseiller municipal de Villefranche-de-Conflent (1930-1939).

Marc Fonda était le fils de Joseph Fonda, journalier à Prades, et d’Agnès Pacouille. Il se maria à Prades, le 28 janvier 1911, avec Marie Selve.

Employé comme wagonnier à la Compagnie des chemins de fer du Midi, il travailla en gare de Villefranche-de-Conflent. Cette gare devint, en 1910, un des grands centres ferroviaires des Pyrénées-Orientales. L’ouverture, en 1910, d’une ligne à voie étroite (prolongée, en 1911, jusqu’à Bourg-Madame et, en 1927, jusqu’à Latour-de-Carol-Enveitg) imposa à la Compagnie du Midi l’ouverture d’un dépôt et l’aménagement d’installations de transbordement, à Villefranche-de-Conflent.

Militant syndicaliste depuis 1910, Marc Fonda milita pendant vingt-sept ans au sein du syndicat des cheminots de Villefranche-de-Conflent : d’abord à la CGT, puis à la CGTU, à la CGT réunifiée, enfin. Ses camarades lui confièrent successivement de nombreuses tâches de direction et d’organisation du syndicat : secrétaire, trésorier, receveur.

Militant communiste, Marc Fonda était, en 1932, trésorier de la cellule communiste de Villefranche-de-Conflent qui regroupait à cette date quatre adhérents. Il occupait toujours ce poste à la fin de 1934 (voir également Clair Durand*).

À compter de 1930, il siégea au conseil municipal de Villefranche-de-Conflent et, en mai 1935, il fut réélu avec 106 voix et fut l’un des candidats qui recueillit le plus de suffrages. Il fut déchu de son mandat de conseiller municipal le 20 mars 1940, en application de la loi du 20 janvier 1940, après avoir été suspendu par décret du 19 octobre 1939.

En décembre 1937, il avait été réformé à la suite d’un accident de travail et mis à la retraite. Il continua cependant d’habiter Villefranche-de-Conflent, au moins jusqu’en 1940. En novembre 1939, il fut inscrit par le commissaire spécial de Bourg-Madame sur la liste des « suspects du point de vue national », dressée à l’occasion de la dissolution du Parti communiste. Il était qualifié de « communiste militant ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article3879, notice FONDA Marc, Gaudérique par André Balent, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 11 octobre 2022.

Par André Balent

SOURCES : Arch. Dép. Pyrénées-Orientales, 2 M 5/314 ; versement du cabinet du préfet (13 septembre 1951), liasse 64 (PC : 1932-1933), annexe au rapport du préfet des Pyrénées-Orientales au ministre de l’Intérieur (21 juin 1932) ; liasse 177 (PC et SFIO, 1934), annexe au rapport du préfet des Pyrénées-Orientales au ministre de l’Intérieur (28 décembre 1934) ; liasse 169 (dissolution du PC), liste des « suspects du point de vue national ». — Arch. Mun. de Prades : état civil. — Le Travailleur catalan, hebdomadaire de la Région catalane du Parti communiste, n° 75, 1er janvier 1938, notice biographique rédigée à l’occasion du départ à la retraite de Marc Fonda. — Arch. Mun. Villefranche-de-Conflent.

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