VOISIN Henri

Né le 24 juin 1825 à Charost (Cher) d’un père instituteur à Saint-Amand-Montrond (Cher). Ouvrier menuisier ébéniste, il commença son Tour de France en novembre 1842 par Paris, puis par Orléans rentra à Saint-Amand et, en 1844, s’en alla travailler successivement à Châteauneuf, Roanne, Moras (Drôme), Nîmes, Marguerittes, Marseille, Toulon, Bouzigues (Hérault), Bordeaux, Saint-Amand, Nevers, Appoigny, Paris. Il était dans cette dernière ville depuis six mois, en garni, faubourg Saint-Antoine, quand eut lieu la révolution de Février. Sans travail, il entra aux Ateliers nationaux dès le début. Dix jours avant l’insurrection de Juin, il demandait à un représentant du peuple de lui procurer un emploi, si modique fût-il, qu’il préférait à sa situation de travailleur des Ateliers nationaux : « Je rougis de toucher une paye que je ne gagne pas. » Membre du club du faubourg Saint-Antoine, il se trouvait à la porte Saint-Denis lors du premier choc, à la barricade en construction, et fut arrêté à midi, porteur d’un fusil, sur le boulevard Saint-Martin, au voisinage de la barricade. Transporté, il ne rentra, gracié, qu’en février 1850.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article38891, notice VOISIN Henri , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Min. Guerre, A 5813.

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