GICQUEL Albert, François

Par Jean-Jacques Doré

Né le 5 décembre 1886 au Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), mort à Neuville-lès-Dieppe (Seine-Inférieure,Seine-Maritime) le 12 février 1953 ; chaudronnier en fer puis sous-chef de brigade à la traction maritime des chemins de fer de l’État ; secrétaire du syndicat CGT des Cheminots de Dieppe de 1921 à 1927.

Fils d’un cheminot, Albert Gicquel, après une formation de chaudronnier en fer, accomplit son service militaire de septembre 1907 à octobre 1909. Entré aux chemins de fer de l’État le 10 novembre 1910, il fut affecté comme chaudonnier au dépôt de Dieppe des Chemins de fer de l’État. Domicilié chez ses parents, rue Cité de Limes. à Neuville-lès-Dieppe, il fut mobilisé le 4 août 1914 puis détaché dans son emploi le 23 avril 1915.

Nommé sous-chef de brigade à la traction maritime du dépôt de Dieppe, il fut élu secrétaire adjoint du syndicat CGT des Cheminots de Dieppe en janvier 1919 ; Pierre Dréau était secrétaire, Jules Lesourd trésorier et Séver Delamare trésorier adjoint.

Le 4 avril 1921, il succéda à Robert Arpajou à la tête du syndicat, entouré de René Desrues (secrétaire adjoint), Léon Lemonnier (trésorier) et Cyrus Pelletier (trésorier adjoint). Quelques mois plus tard, il tenta, sans succès, de s’opposer aux minoritaires qui rejoignirent la CGTU en janvier 1922 mais le syndicat confédéré put survivre avec la moitié de ses effectifs (204 contre 200 unitaires).

Réélu secrétaire des Cheminots CGT assisté de Louis Fuscien comme trésorier, il entreprit avec Julien Platevoët de maintenir la vie syndicale de l’Union locale de Dieppe, mais ils durent renoncer en 1923 ; ne subsistaient que quatre syndicats et 640 militants, pour l’essentiel des cheminots et des ouvriers des Tabacs.

Réélu secrétaire du syndicat CGT jusqu’en 1927, il avait conservé de solides amitiés avec les unitaires (Léon Lemonnier trésorier du syndicat unitaire de 1922 à 1935 était l’un de ses proches) et fut accusé par ses mandants d’avoir des tendances unitaires et des sympathies pour le communisme, lors d’une assemblée générale tenue le 31 janvier 1925, ce dont il se défendit avec véhémence.

Un rapport de 1926 dressait un état des syndicats de Cheminots du secteur de Dieppe : sur un effectif de près de 1 600 agents, ce syndicat CGT comptait environ 250 adhérents, le syndicat affilié à la CGTU, 160 (voir Robert Patin), et l’Union des cheminots catholiques, une cinquantaine (voir Lucien Davoust).

Albert Gicquel était assisté dans ses fonctions de Émile Guengant, secrétaire adjoint, Louis Fuscien, trésorier, Albert Lesade, trésorier adjoint, Jean-François Bonneur, archiviste ; Eugène Chabosseau et Samson Acar complétaient le bureau. Le journal La Tribune des Cheminots, édité par la CGT, était l’organe du syndicat.

Il fut conseiller municipal de Neuville-lès-Dieppe.

Le 16 novembre 1912 à Neuville-les-Dieppe, Albert Gicquel s’était marié avec Yvonne Hauchecorne, ils y habitaient ancien chemin du cimetière du Pollet.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article4340, notice GICQUEL Albert, François par Jean-Jacques Doré, version mise en ligne le 4 janvier 2021, dernière modification le 4 janvier 2021.

Par Jean-Jacques Doré

SOURCES : Arch. Nat., F7/13672, rapp. du 8 avril 1926. – Archives de l’Union locale CGT de Dieppe. – Fonds ancien de Dieppe, journal les informations dieppoises, février 1953. — Arch. Dép. Seine-Maritime 10 MP 1410 Syndicats dissous avant 1936, État civil, Registre matricule militaire. — Arch. de l’UD CGT liasse CGT 1930-1935, Procès-verbaux des réunions de bureau de l’UD 1925-1930. — Notes de Gilles Pichavant.

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