GIGON Auguste, Frédéric

Né le 5 juin 1834 à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) ; cheminot ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Demeurant à Paris, 58, rue Doudeauville (XVIIIe arr.), célibataire, employé de chemin de fer. Militaire, Auguste Gigon avait été libéré avec le grade de sergent-major.
Pendant le 1er Siège, il fut lieutenant, puis capitaine dans une compagnie de marche du 124e bataillon de la Garde nationale. Dès les premiers jours de l’insurrection, il fut élu commandant. Fin avril 1871, il conduisit son bataillon au pont de Clichy. Il alla ensuite à Neuilly. Le 18 mai, il était au pont d’Asnières et, plus tard, au château de la Muette (XVIe arr.). Le bataillon se dispersa le 21 mai et Gigon rentra définitivement chez lui.
Les renseignements recueillis sur lui étaient favorables. Le 6e conseil de guerre le condamna, le 26 mars 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Le 10 juillet 1872, sa peine fut commuée en déportation simple, puis remise le 31 décembre 1878 ; arrivé à Nouméa le 9 février 1873, il rentra par la Loire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article4347, notice GIGON Auguste, Frédéric, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 16 juillet 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/759. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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