GRANMONT Jack

Par Pierre Vincent

Né le 24 mars 1926 à Troyes (Aube), mort le 5 mars 2010 à Troyes ; ouvrier professionnel ; syndicaliste CGT et militant communiste de l’Aube, membre du conseil national de la Fédération CGT des cheminots (1981-2001).

Cliché fourni par sa famille.

Jack Granmont fut bercé dans le milieu cheminot, son père, apprenti à la SNCF en 1918, fut révoqué après les grèves de 1920, mais fut réintégré en 1936. Son grand-père maternel et son grand-père paternel furent également cheminots. Sa mère, repasseuse, fut ouvrière du textile. Il eut deux frères et une sœur, la famille n’avait aucune pratique religieuse.

Il devint apprenti à la SNCF en septembre 1940 au dépôt de La Chapelle-Saint-Luc, qui était situé sur la commune de Troyes. Quittant le dépôt en 1943 avec le CAP, il devint ouvrier ajusteur et terminera sa carrière comme maître ouvrier principal qualifié (MEOPK). Il prit sa retraite le 24 mars 1981.

Adhérant à la CGT en 1946, Jack Granmont devint en mars 1958 secrétaire du syndicat de Troyes puis, en novembre de la même année, secrétaire du secteur de Troyes-Vesoul. Il occupa de nombreuses délégations, notamment celle du 4e degré auprès du directeur général. À la disparition du secteur de Troyes, il devint membre du bureau de secteur de Paris-Est, puis de celui de Reims lorsque cette région fut créée.

Il fut membre du conseil national de la Fédération de 1981 à 2001 en tant que retraité. À ce dernier titre, il poursuivit des activités et il était toujours, en 2004, secrétaire adjoint de la section des retraités de Troyes.

Il adhéra au PCF en 1952, en même temps que sa femme, dont il reconnaîtra l’influence sur son choix. Cette dernière, employée de bureau au dépôt de La Chapelle-Saint-Luc, quitta la SNCF à la naissance de leur troisième enfant. Elle reprit une activité professionnelle dans la bonneterie de 1960 à 1964, avant d’entrer comme secrétaire à la Fédération de l’Aube du PCF jusqu’en 1983. Elle sera conseillère municipale de Saint-Parres-les-Tertres.

Jack Granmont se présenta aux élections cantonales de Piney (Aube) en 1966, sans succès.

Après la retraite, il milita aux retraités CGT.
Aucun de leurs trois fils n’est cheminot.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article4550, notice GRANMONT Jack par Pierre Vincent, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 29 janvier 2019.

Par Pierre Vincent

Cliché fourni par sa famille.

SOURCES : Arch. Fédération CGT des cheminots. — Notes de René Granmont, janvier 2019.

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