BARBAROU Raymond, Albert, Émile

Par Louis Botella

Né le 5 février 1926 à Toulouse (Haute-Garonne), mort le 18 janvier 2012 ; ouvrier professionnel ; combattant des Forces françaises de l’intérieur (FFI) ; secrétaire général de l’Union régionale de Toulouse et membre du bureau national de la Fédération FO des cheminots (1972-1981) ; responsable d’associations sportives.

Raymond Barbarou et André Bergeron
Raymond Barbarou et André Bergeron

Raymond Barbarou est le fils de Jacques Barbarou (né en avril 1896, retraité en 1951 et mort en novembre 1963), ajusteur-monteur au dépôt de Toulouse, qui fut membre du Parti socialiste SFIO et milita au sein de la CGT. Jacques Barbarou quitta cette organisation avec son fils pour participer à la création, le 26 décembre 1947, du syndicat FO dont il fut membre du premier bureau. Il exerça également les fonctions de secrétaire de la Section technique Matériel et Traction (MT). La mère de Raymond Barbarou était sténo-dactylo puis devint « mère au foyer » pour se consacrer à l’éducation de ses trois enfants.

Raymond Barbarou travailla comme apprenti puis ouvrier serrurier dans le secteur privé. Il suivit les cours du soir d’ajustage et de dessin industriel et obtint son certificat d’aptitude professionnelle en ajustage. En 1943, il refusa de partir au Service du travail obligatoire (STO) en Allemagne. Grâce à la Résistance, il fut embauché à la SNCF, à une date antérieure à la convocation de la Kommandatur, au grade d’ajusteur-monteur auxiliaire au dépôt de Toulouse le 3 avril 1943. Il participa, le 19 août 1944, en tant que membre des Forces françaises de l’intérieur (FFI) à la libération de la gare de Toulouse-Matabiau (Haute-Garonne) et de la ville de Toulouse. Engagé volontaire pour la durée de la guerre, qu’il termina avec le grade de sergent, il fit partie des troupes d’occupation françaises d’abord en Italie puis en Allemagne. Il fut démobilisé en novembre 1945.

Il adhéra en 1946 à la CGT, puis fit partie du premier bureau du syndicat FO. Titularisé ouvrier professionnel en 1948, puis technicien d’entretien à partir de septembre 1972, il occupa de très nombreuses fonctions syndicales pendant de longues années : secrétaire de la Section technique MT du secteur de Toulouse puis membre du comité technique national de cette fonction en tant que secrétaire de la branche régionale du Sud-Ouest ; secrétaire du secteur de Toulouse, puis, après la restructuration de la SNCF en 1972, secrétaire général de l’Union régionale de Toulouse et membre du bureau fédéral de 1972 jusqu’à sa retraite en février 1981.

Pendant plusieurs mandats, il fut délégué du personnel de la catégorie 31 (ouvriers des dépôts) auprès du chef d’arrondissement MT de Toulouse et représentant du personnel au sein du comité mixte de son établissement. Après la régionalisation de la SNCF, il représenta, dans un premier temps, son organisation, puis fut élu membre titulaire au sein du comité mixte professionnel régional de Toulouse.

Il fut également représentant FO au sein de la commission du schéma des transports de la région de Toulouse de 1980 à 1987.

Il eut de nombreuses responsabilités associatives : fondateur en 1948 de la section escrime du Toulouse-Cheminots-Marengo dont il est, depuis 1960, le président ; entraîneur bénévole de son club de 1967 à 1980 (il est titulaire du brevet d’État d’escrime et fut champion pendant plusieurs années au sein du réseau Sud-Ouest de la SNCF) ; entraîneur sélectionneur national d’escrime de l’Union sportive des cheminots français (USCF), victoire française en 1981 à Moscou contre l’URSS ; membre du comité directeur de la Ligue de Midi-Pyrénées depuis le début des années 1950 et son président de 1984 à 1996 ; membre du comité directeur de la Fédération française d’escrime durant la même période ; membre du conseil d’administration de l’École nationale d’enseignement technique de Toulouse de 1954 à 1961.

Auteur de recueils de poésie, il exposa aussi à plusieurs reprises ses toiles.

Il est titulaire de nombreuses décorations françaises : médaille d’or de la Jeunesse et des sports, chevalier des Palmes académiques, titre de Reconnaissance de la Nation et du Mérite national polonais (il fut vice-président de l’Association culturelle polonaise de Toulouse de 1970 à 1998).

Avec son épouse, qui fut sténo-dactylo au ministère de la Reconstruction puis de l’Urbanisme, il eut une fille qui est clerc de notaire.

Il fut inhumé le 20 janvier 2012 au cimetière de Balma (Haute-Garonne).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article456, notice BARBAROU Raymond, Albert, Émile par Louis Botella, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 20 avril 2022.

Par Louis Botella

Raymond Barbarou et André Bergeron
Raymond Barbarou et André Bergeron

SOURCES : Arch. de la Fédération FO des Cheminots. — Arch. mun. Toulouse. — Le Rail syndicaliste. — Notes de Noël Mazet. — Informations transmises par Raymond Barbarou. — Informations en date du 19 janvier 2012 de la Fédération FO des cheminots et du 10 février 2012 de Georges Portalès, de l’Union départementale FO de la Haute-Garonne.

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