GUILLET Jean, Marcel

Par Marie-Louise Goergen, Michel Gorand, Jean Péaud

Né le 27 février 1925 à La Roche-sur-Yon (Vendée), mort le 20 janvier 2012 à Herblain (Loire-Atlantique) ; ouvrier professionnel ; militant jociste de Vendée, syndicaliste CFTC puis CFDT, secrétaire du secteur des cheminots CFDT de Nantes (1967-1972).

Fils d’un représentant de commerce qui devint ensuite comptable aux assurances sociales (future Mutualité sociale agricole) et d’une couturière, Jean Guillet est issu d’une fratrie de cinq enfants. Catholique pratiquant, - il sera surnommé « le petit moine » -, il fréquenta d’abord l’école Saint-Louis, obtint son certificat d’études primaires, puis entra en apprentissage en 1938 comme typographe puis ajusteur. Embauché à la SNCF en octobre 1944 comme auxiliaire-ajusteur au dépôt du Grand-Blottereau à Nantes, il fut fut muté le 1er janvier 1946 au dépôt de La Roche-sur-Yon (Vendée). Ayant découvert la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) en 1938, il devint l’un des responsables de la section qui se formait dans sa paroisse, avant d’accéder au comité fédéral de la Vendée où il siégea jusqu’en 1947.

Il se syndiqua à la CFTC à la suite d’une session, en novembre 1945, à l’Institut de culture ouvrière à Marly-le-Roi (Seine-et-Oise). Il commença à militer lors des grèves de 1947 et représenta la CFTC au comité mixte collectif de 1948 à 1961. Parallèlement, en 1951, il fut parmi les fondateurs de la Coopérative vendéenne du logement, à l’origine du premier chantier des Castors.

Nommé ouvrier professionnel motoriste en 1961 à Nantes-Blottereau, il siégea au comité local des activités sociales (CLAS) et intervint pour la création d’une salle d’eau dans les HLM de la cité où il résidait. Il fut élu au comité mixte du dépôt de Nantes en 1963 et y demeura jusqu’en 1978 ; il intervint auprès de l’Inspection du travail et obtint l’attribution du temps de nettoyage sur le temps de travail en 1971. Secrétaire du secteur des cheminots CFDT de Nantes de fin 1965 (en remplacement de Claude Godin*) à 1972, il exigeait de meilleures conditions de travail pour les ouvriers des ateliers et une revalorisation de la filière Matériel. Il prit sa retraite en février 1980.

Marié en 1947 avec Yvonne Bouchet, couturière puis employée de bureau, présidente de la Fédération de la JOCF, Jean Guillet milita avec elle au Mouvement populaire des familles (MPF). Candidat, en 1959, sur une liste de centre droit aux élections municipales de La Roche-sur-Yon, élu conseiller municipal, il démissionna en 1961 suite à sa mutation à Nantes.

Jean Guillet est père de quatre filles et de deux fils, dont plusieurs sont militants associatifs ou politiques.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article4706, notice GUILLET Jean, Marcel par Marie-Louise Goergen, Michel Gorand, Jean Péaud, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 8 mai 2020.

Par Marie-Louise Goergen, Michel Gorand, Jean Péaud

SOURCES : La Vendée ouvrière, organe de la CFTC à partir de 1950. — Interview par L. Champain, 1999. — Correspondances avec le militant, 1997 et 2002. —Renseignements communiqués par Jean Guillet.

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